Une soldate de l’armée israélienne sur huit a porté plainte pour harcèlement ou abus sexuel, selon un communiqué publié lundi 3 février.

Le rapport a été rédigé par la conseillère sur les questions relatives aux femmes, le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel.

Le rapport révèle une hausse graduelle du nombre de soldats, hommes et femmes, qui ont rapporté un harcèlement ou un abus sexuel dans les deux années passées.

« La hausse du nombre de plaintes déposées par des hommes ne veut pas forcément dire qu’il y a une hausse du nombre d’hommes harcelés, » précise Rachel Tevet-Wiesel sur Channel 2.

Le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel a souligné des réformes qui donnent « la capacité aux hommes de demander de l’aide » anonymement, sans les forcer à impliquer ou à avertir leur commandant.

Selon le général de brigade, deux nouvelles régulations sont également bénéfiques aux soldates : « Le sentiment que les victimes ne venaient pas d’elles-mêmes, nous a poussé à adopter une approche plus thérapeutique. Nous leur avons assuré qu’elles ne devraient remplir aucun papier, mais qu’il était plus important qu’elles viennent nous parler et demander de l’aide. »

Le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel (Crédit : Tsahal.fr)

Le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel (Crédit : Tsahal.fr)

Le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel a affirmé que l’armée utilise aussi des méthodes plus « sophistiquées » pour combattre le harcèlement sexuel, comme le recours aux « taupes » de la police militaire.

Cependant, malgré la hausse générale du nombre de plaintes, les recherches ont montré que la plupart des soldates qui étaient agressées sexuellement – soit 61 % des femmes qui demandent de l’aide après avoir subis le harcèlement – décidaient, au final, de ne pas porter plainte officiellement contre les coupables.

Le rapport, envoyé par le général de brigade Rachel Tevet-Wiesel au comité de la Knesset, sur le statut de la femme et l’égalité des genres, montre que le nombre de soldats (femmes et hommes confondus) qui avaient dénoncé un harcèlement sexuel, est passé de 511 en 2012 à 561 en 2013.

Selon le rapport, 49 % des incidents rapportés étaient de nature physique alors que le reste était décrit comme du harcèlement verbal –  4 % des cas se sont finis en viol.