C’est le moment de l’année où les sites et les professionnels de la haute technologie dressent leurs listes des « Top 10 de 2014 », et les Israéliens ne font pas exception à la règle.

Mais que signifie « être le meilleur » ? La société qui a obtenu le plus
d’investissements ? L’entreprise qui a mis au point les trouvailles les plus judicieuses ? Celle qui a remporté le plus de prix internationaux ?

Une liste pourrait être élaborée pour chacune de ces catégories, et il serait souvent difficile de s’arrêter à dix.

Mais au bout du compte, le but de la technologie n’est pas de se développer pour elle-même, mais de résoudre des problèmes : aider les gens à vivre en meilleure santé, à être plus productifs, plus prospères, et avoir une vie plus facile.

Beaucoup de sociétés de technologies israéliennes l’ont effectivement fait, transformer la façon dont le monde fonctionne aujourd’hui – et là aussi, il y en a beaucoup plus que dix.

Ce qui suit n’est en aucun cas une liste exhaustive, mais davantage une sorte de panorama. Certaines de ces technologies, vous les connaissez peut-être, et peut-être même les utilisez-vous, tandis que d’autres vous seront moins familières – mais ce qui est certain, c’est que toutes ont un impact majeur sur la façon dont le monde fait des affaires, aborde les problèmes de santé, les questions environnementales ou sécurise ses données.

ReWalk et son système de robotique

Le système israélien qui a développé un exosquelette permettant à une personne paralysée de marcher a été salué par le président américain Barack Obama lors de sa visite en Israël en 2013, et a été utilisé par la championne des Jeux paralympiques Claire Lomas, paralysée en dessous de la poitrine, pour terminer la course du marathon à Londres.

Par l’intermédiaire d’ordinateurs et de détecteurs de mouvement de soulèvement de charges lourdes, ReWalk permet à un handicapé de marcher de façon indépendante et contrôlée, presque comme une personne valide.

Le système contrôle le mouvement en utilisant des changements subtils du centre de gravité ; il imite une démarche naturelle et propose une vitesse de marche, permettant même aux paraplégiques de se déplacer de manière indépendante.

Si les ordinateurs et les capteurs permettent au paralysé de marcher, peut-être pourront-ils être utilisés pour contrôler d’autres « extensions » – comme une main bionique, ou des parties du corps qui remplaceraient des organes ou des muscles usés ou endommagés.

Rewalk Courtesy

Rewalk Courtesy

ReWalk a été commercialisé cette année et la société dispose à présent des fonds nécessaires pour poursuivre son développement afin d’améliorer le plus possible sa technologie.

« Nous utiliserons l’argent récolté en Bourse pour élargir notre recherche et notre production, dont la quasi-totalité est réalisée dans le nord d’Israël », a déclaré le PDG de ReWalk Larry Jasinski.

« En haut de notre liste de projets de R&D, figure l’adaptation de la technologie de ReWalk afin de permettre aux tétraplégiques – qui ne peuvent pas du tout utiliser leurs membres – de pouvoir marcher. »

Le Docteur Amit Goffer, inventeur du système, s’emploie à adapter la technologie à d’autres usages, affirme Jasinski, à l’aide de composants et de dispositifs qui aideront un jour les personnes souffrant de sclérose en plaques, de paralysie due à un AVC ou autres.

Wix

Si vous pensiez que les sites Web pour les petites entreprises et les start-ups sont beaucoup plus professionnels ces jours-ci, vous avez raison – et l’une des raisons à cela s’appelle Wix.

Le site internet « do-it-yourself » [faites-le vous-même] pour ceux qui ont peu de moyens à consacrer à la conception de leur site web : c’est ce que propose la start-up de Tel Aviv.

Wix offre des outils qui permettent aux utilisateurs de créer des sites de classe mondiale, complets, permettant le e-commerce, les effets spéciaux vidéo, les applications hébergées et toustes les choses que les concepteurs de sites professionnels, il y a quelques années, faisaient payer des milliers de dollars.

Tout ça est désormais disponible gratuitement avec Wix. Forts de 55 millions d’utilisateurs, Wix est la première société à faire de la création de site une activité qui ne nécessite aucune compétence technique.

Wix est entrée en bourse en 2013. En 2015, la société s’engage à aller au-delà des sites web et à permettre aux utilisateurs d’être les auteurs de leurs propres applications mobiles, gratuitement, en utilisant des outils à peu près similaires à ses outils de création Web.

La start-up a commencé par le secteur des hôtels et des restaurants. Les solutions proposées permettront donc aux restaurateurs et aux hôteliers (dans un premier temps) une technologie avancée améliorant la gestion de leur entreprise et l’expérience de leurs clients.

L’équipe Wix trinque à leur entrée en bourse (Photo : Courtesy Wix)

L’équipe Wix trinque à leur entrée en bourse (Photo : Courtesy Wix)

Les méta-matériaux

Imaginez un Harry Potter avec sa « cape d’invisibilité » qui pourrait permettre à des soldats de Tsahal de traverser le champ de bataille sous le nez de leurs ennemis et sans être détectés. Ce n’est pas encore une réalité, mais cela pourrait bientôt le devenir.

Des scientifiques israéliens continuent de travailler sur les « méta-matériaux », des matériaux d’ingénierie qui sont micro-conçus d’une manière qui se traduit par un comportement spécifique.

Selon la façon dont les composants – habituellement des fils métalliques – sont disposés, les matériaux peuvent dévier le rayonnement, le son et même la lumière.

Les matériaux sont construits précisément sur des principes complexes fondés sur la physique et les mathématiques, mais une fois que la « recette » du méta-matériau est créée, il peut être produit en masse.

Les méta-matériaux ont évidemment un grand avenir – et le professeur Michael Bank, du Jerusalem College of Technology, est l’un chercheurs de premier plan dans le monde sur les méta-matériaux. Il pourrait s’écouler un certain temps avant la création de capes d’invisibilité, estime-t-il, mais la technologie peut être utilisée dès maintenant pour aider à protéger les soldats contre les rayonnements électromagnétiques.

« Les unités sur le terrain ont toujours au moins un soldat qui doit porter le matériel de communication, et ils le portent habituellement sur leurs épaules ou sur le dos, et donc près de la tête », explique Bank.

« Les systèmes ont de grands émetteurs et émettent une grande quantité de rayonnement électromagnétique, qui, selon de nombreux scientifiques, sont la cause de maladies comme le cancer. En utilisant les principes des méta-matériaux, nous avons conçu une nouvelle antenne qui maintient le rayonnement loin des têtes de soldats, sans compromettre la performance de l’émetteur. »

D’autres applications pourraient inclure la protection des utilisateurs de téléphones portables en limitant le rayonnement émis par les micro-ondes.

Mais un rêve persiste : « celui de la cape d’invisibilité, affirme Bank. Nous pouvons essayer de la développer, mais la vérité, c’est que j’ai beaucoup de recherches en cours, et je ne peux me pencher sur ce projet avant un certain temps » ; mais il garde espoir…

Caesarstone

Un des commerces israéliens les plus réussis est celui de Caesarstone, la société qui a inventé et conçu des substituts au marbre et au granit.

Caesarstone – dont le siège se situe au kibboutz Sdot Yam, non loin de Haïfa – est une entreprise israélienne de haute technologie des plus originales. Elle a inventé ses plans de travail en 1989, et a engendré toute une industrie qui vaut aujourd’hui près de 5 milliards de dollars, selon les experts de l’industrie.

Mais Caesarstone n’est pas seulement une excellente idée. Au cours des trois dernières années, elle a été l’une des entreprises les plus performantes à Wall Street.

Les actions de la compagnie ont flambé depuis son introduction au NASDAQ en 2012. Caesarstone a connu l’une des croissances les plus rapides d’Israël entre 2002 et 2008, avec une expansion des ventes et des revenus à un rythme annuel moyen de 30 %. Le ralentissement de logements dans le monde entier à partir de 2008 a freiné la société mais celle-ci a pu rapidement rebondir.

Les revenus de Caesarstone ont atteint 260 millions de dollars en 2011, avec un bénéfice net de 29 millions, en hausse de 31 % par rapport à 2010. En 2012, les revenus de Caesarstone ont augmenté de 14,2 % par rapport à l’année précédente, et son bénéfice net de 36,4 % et 39,6 millions de dollars.

Et cette année, Ikea, le géant du meuble, a lui aussi attrapé la fièvre Caesarstone et a commencé à se fournir chez la société de Sdot Yam pour ses plans de travail.

« Ikea a constitué un moteur dans le monde du design moderne ainsi qu’une valeur inestimable pour un large éventail de consommateurs du monde entier, en particulier à travers leurs cuisines », estime Yosef Shiran, le PDG de Caesarstone. « Nous sommes donc impatients de commencer cette relation importante avec l’un des plus grands détaillants au monde. »

(Photo: Courtesy Caesarstone)

(Photo: Courtesy Caesarstone)

Les systèmes pour voir dans la nuit : Opgal et Lumus

Voir dans la nuit pour gagner en sécurité ? Il existe une application pour ça. L’appareil mobile créé par la société Opgal, avec la technologie Therm-App, se compose d’une caméra de vision nocturne à faible coût qui est montée sur un téléphone Android. La caméra est capable d’afficher des images à haute résolution sur le téléphone, permettant à l’utilisateur de voir dans le noir comme il le ferait dans la journée.

Le système est capable de suivre les véhicules jusqu’à 1 500 mètres, et les personnes à une distance de 500 mètres. La caméra a un objectif interchangeable, ce qui permet une utilisation dans une grande variété de scénarios de sécurité, par exemple dans une usine ou une patrouille de nuit en extérieur.

Il s’agit du seul et unique système de vision de nuit basé sur un smartphone. Et à un prix de liste d’environ 1 600 dollars. Donc beaucoup plus abordable pour les patrouilles de sécurité, les services de police et les unités militaires que les systèmes de vision nocturne standards, explique Amit Mattatia, président d’Opgal, une société basée à Karmiel.

Ajoutez à cela les lunettes qui ressemblent à celles fabriquées par Google mais qui sont la création de l’Israélien Lumus. Celles-ci font de la vidéo, même la nuit, avec un système identique au précédent. Les verres peuvent alors télécharger la vidéo à un centre de sécurité, où à des personnels de police ou de sécurité qui peuvent suivre la situation et intervenir avant une attaque criminelle…

« La combinaison de ces deux technologies de pointe – la vision de nuit avec Therm-App et les écrans portables Lumus – présente une solution intéressante, et surtout, utile pour les professionnels qui nécessitent un fonctionnement ‘mains libres’ dans l’obscurité totale ou avec une visibilité limitée », explique encore Mattatia.

« Cette solution innovante offre aux équipes de sécurité, de recherche et de sauvetage, la possibilité de travailler dans l’obscurité avec un équipement léger, portable et de puissantes capacités de vision de nuit. »

Les lunettes intelligentes de Lumus en action (Photo credit: Courtesy)

Les lunettes intelligentes de Lumus en action (Photo credit: Courtesy)

Playtika / DragonPlay / Diwip

Des start-ups israéliennes ont inventé le concept de « social gaming » – des jeux de casino joués par des centaines de millions de personnes par jour sur les sites de réseautage social comme Facebook.

Au cours des dernières années, un des géants du jeu basé à Las Vegas, Caesar Interactive Entertainment (CIE), et Bally Technologies, la branche R&D du plus grand fabricant d’équipements de casinos du monde, s’arrachent les entreprises israéliennes qui créent les meilleurs jeux sociaux en ligne, et dans lesquels les « gamers » n’utilisent pas d’argent réel. Diwip, un fabricant israélien de jeu social en ligne, a également été acquis cette année, par le canadien Imperus Technologies.

Entre eux, les israéliens Playtika, DragonPlay et Diwip [avant son rachat] tiennent constamment au moins la moitié des premières places sur la liste de Facebook des jeux en ligne populaires. Le « social gaming » est une entreprise de plusieurs milliards de dollars dans le monde entier. Rien qu’aux États-Unis en 2012, il a généré 1,9 milliard de dollars de revenus, et les entreprises israéliennes demeurent le moteur de cette jeune industrie.

Capture d’écran de  Dragonplay Live Hold’em game (Photo credit: Courtesy)

Capture d’écran de Dragonplay Live Hold’em game (Photo credit: Courtesy)

Stratasys / Objet

Longtemps considérée comme une nouveauté, l’impression 3D a enfin trouvé sa place dans l’industrie, les affaires et la médecine, selon le Dr Daniel Dikovsky, chef de recherche sur les matériaux au Stratasys, une société israélo-américaine qui est le premier producteur de matériel d’impression 3D de pointe.

« Dans les années 1990, quand vous vouliez concevoir un nouveau produit et trouver un fabricant, vous faisiez un contrat avec un fabricant, probablement en Chine, et vous deviez envoyer un croquis du prototype de ce que vous vouliez. Quelques semaines plus tard – selon leur rapidité – vous aviez le prototype lui-même, celui pour lequel vous leur aviez demandé de s’adapter. Le processus se faisait cinq à six fois, chaque cycle prenant une semaine. Avec l’impression 3D, vous venez de télécharger la conception dans l’imprimante et vous obtenez le prototype seulement quelques heures plus tard. C’est un gain de temps, d’argent, d’efforts et de la frustration en moins !  »

Dikovsky n’a pas donné de chiffres précisant combien l’industrie pourrait économiser en utilisant un équipement comme Stratasys, mais des sociétés comme le constructeur automobile BMW ont déjà adopté ces imprimantes du futur pour créer les prototypes à venir de leurs véhicules, en dépensant moins d’argent, et en gagnant un temps précieux sur le processus.

Si c’était tout ce que permettait l’impression 3D, cela nous aurait suffit… Mais la technologie a aussi le potentiel d’apporter des changements dans de nombreux autres domaines, comme la dentisterie. En utilisant des scanners qui fournissent une vue complète de l’anatomie de la bouche, des mâchoires et des dents, les laboratoires peuvent essayer de construire des modèles précis de prothèses, implants, bagues et autres objets qui dans le passé devaient généralement revenir au laboratoire.

(photo credit: Courtesy)

(photo credit: Courtesy)

CyberArk

Cette année a été l’année de la cyber-sécurité en Israël.

Des dizaines de nouvelles entreprises ont surgi avec de nouvelles façons de faire face aux hackers. Un des représentants de cette nouvelle vague est CyberArk, qui, cette année est entrée en bourse, à la grande joie des investisseurs du NASDAQ.

La valeur des actions de la société a presque doublé par rapport au prix initial lorsque l’introduction en bourse a été lancée en septembre, donnant à la société une capitalisation boursière de près de 900 millions de dollars.

CyberArk est spécialisée dans la protection de serveurs sur des « comptes privilégiés » qui sont mis en place par les administrateurs système avec des droits à des fonctions réseaux avancées, mais qui souvent ne sont pas fermés après avoir atteint leur objectif.

Sans une attention sur ceux-ci, les pirates ont tout le temps pour trouver les mots de passe qui leur permettront de détourner ces comptes. Cyber-Ark identifie et étouffe l’accès à ces comptes, se met à la recherche d’activités suspectes, alerte les administrateurs sur ce qui se passe et leur permet d’intervenir à tout moment.

CyberArk a été bien accueillie par les investisseurs, a déclaré Chen Bitan, directrice du développement, car il résout un problème majeur.

« Selon le cabinet d’études international Deloitte, 100 % des attaques sophistiquées ont utilisé des comptes privilégiés pour entrer dans les systèmes. Nous prévenons les attaques simplement en étouffant les accès à ces comptes, en empêchant aux pirates la possibilité de les utiliser pour pénétrer dans les systèmes. »

Le personnel et les responsables de CyberArk Nasdaq célèbrent leur entrée en bourse  (Photo credit: Courtesy)

Le personnel et les responsables de CyberArk Nasdaq célèbrent leur entrée en bourse (Photo credit: Courtesy)

Breezeometer

Voici une application qui permet à ses utilisateurs de savoir si la qualité de l’air est bonne et où si elle ne l’est pas.

Breezometer, c’est son nom, accumule les récompenses l’une après l’autre. Elle a été récemment élue par le réseau américain de télévision CNBC comme l’une des « 20 meilleures applications dans le monde » après avoir été finaliste au « Israel Mobile Summit » en juin pour la meilleure application et avoir remporté le « StartUp Open Israel Contest » en septembre…

Actuellement utilisée dans plusieurs villes en Israël, et en passe d’être lancée aux Etats-Unis en 2015, BreezoMeter regarde votre emplacement et détermine où se trouvent les stations météo les plus proches pour lancer ses calculs.

Les algorithmes de l’application vérifient les informations et les comparent avec des données météorologiques [fournies par les stations] comme la température, le vent, l’heure, la position du soleil – tous les facteurs qui peuvent influer sur le niveau de pollution.

BreezoMeter délivre des données localisées quant à la pollution selon son co-fondateur Ron Korber. « Elle est précise à 99 % », estime-t-il. Et l’application aurait suscité beaucoup d’intérêt de la part des investisseurs.

L’interface BreezoMeter avec ses zones vertes et rouges montrant où se trouvent les plus hauts taux de pollution (Photo credit: Courtesy)

L’interface BreezoMeter avec ses zones vertes et rouges montrant où se trouvent les plus hauts taux de pollution (Photo credit: Courtesy)

OurCrowd

Sans argent, il ne peut y avoir de développement au niveau technologique. Bien qu’elle ne soit pas strictement une entreprise de haute technologie, la plate-forme de « crowdfunding » OurCrowd, basée à Jérusalem et qui est apparue en 2014, est devenue également l’un des nouveaux moteurs de croissance de la technologie israélienne.

OurCrowd permet à des investisseurs accrédités – des individus avec plus d’un million de dollars en cash ou des revenus dépassant les 200 000 dollars par an – d’avoir une possibilité d’investir, chose autrefois impossible et qui n’était le fait que de « business angels » souvent millionnaires.

Depuis sa fondation en 2012, OurCrowd a investi au moins 70 millions de dollars dans plus de 50 start-ups israéliennes et prévoit d’en investir jusqu’à 100 millions l’année prochaine, selon son PDG Jon Medved.

L’un des investissements les plus connus réalisé par OurCrowd a été celui de ReWalk Robotics. Dans le passé, seuls les gros investisseurs auraient pu obtenir une part de ReWalk Robotics au vu de son introduction en bourse réussie, mais le modèle de OurCrowd « démocratise vraiment l’investissement » déclare Medved.

« Ceux qui ont donné 10 000 dollars à OurCrowd font avec nous un marché sur la base des mêmes conditions et des mêmes modalités que les gros investisseurs. L’investisseur avec seulement une petite participation obtiendra le même accord que celui qui vient avec des millions. Cela, plus que tout, montre l’importance d’une plate-forme de crowdfunding. »