Dans la foulée de l’enquête pour corruption impliquant des membres clés du parti Yisrael Beytenu, 13 millions de shekels ont été trouvés sur le compte bancaire d’une connaissance intime du chef du parti, Avigdor Liberman, ont rapporté dimanche les médias israéliens.

Il s’agit d’Yisrael Yehoshua, un lobbyiste connu pour être un proche de Liberman.

Deux millions de shekels auraient également été trouvés sur le compte bancaire de la vice-ministre de l’Intérieur, Faina Kirshenbaum, également du parti Yisrael Beytenu, et déjà visée par l’enquête.

Le rapport n’a pas précisé comment l’argent s’est retrouvé dans ces comptes ni du rôle qu’il a pu jouer dans l’affaire de corruption.

Yehoshua a été arrêté avec des dizaines d’autres suspects au cours d’une arrestation massive.

Les enquêteurs cherchent à savoir si des membres d’Yisrael Beytenu auraient payé des salaires fictifs et s’ils auraient donné des fonds à divers organismes non gouvernementaux ainsi qu’à quelques personnes ciblées dans le cadre d’un grand système de dessous-de-tables.

Liberman, qui est ministre des Affaires étrangères, n’a été impliqué dans aucune des allégations.

Les dirigeants d’Yisrael Beytenu évoquent une « chasse aux sorcières » qui coïnciderait avec la pré-campagne électorale.

Le commissaire adjoint de la police, Nissim Mor, a confié dimanche à la radio israélienne que l’enquête était apolitique et que sa nature équitable et professionnelle se verrait quand plus de détails seraient rendus publics.

Les enquêteurs soupçonnent que de l’argent liquide a été transféré à des hommes politiques et à des organisations non gouvernementales. En retour, les organisations auraient fait du népotisme et auraient versé des paiements en espèces et autres avantages à des agents publics.

Trente-deux personnes ont été arrêtées à ce jour, et 103 ont été interrogés.

Bon nombre de suspects dans l’affaire sont des membres haut placés du parti de Liberman, y compris Faina Kirshenbaum, qui est un suspect clé dans l’affaire avec sa fille Ranit.

La semaine dernière, le procureur général Yehuda Weinstein a envoyé une lettre personnelle à Kirshenbaum lui demandant de se tenir à l’écart du ministère de l’Intérieur étant donné que sa présence pourrait compromettre l’intégrité de l’enquête.