Deux pilotes de l’Armée de l’Air ont été condamnés à de courtes peines de prison et 12 autres ont été jugés pour entorse aux protocoles de sécurité militaire après que des informations confidentielles ont été trouvées sur leurs smartphones, a révélé mercredi la radio de l’Armée.

L’affaire, qui implique des pilotes de l’une des unités d’élite de l’Armée de l’Air, a mis à jour une tradition de négligence et de manque de discipline, soulignant certains des défis sécuritaires auxquels l’armée doit faire face, alors que l’on assiste à un rapide développement des technologies mobiles.

Les responsables militaires ne les soupçonnent pas d’intentions malveillantes. Ils affirment que les informations découvertes sur les smartphones – qui incluent des photographies de documents, de cartes, de points de navigation et d’autres données – ont été enregistrées par souci de commodité, de manière à ce que les pilotes puissent emporter leur travail avec eux.

Toutefois, l’armée a considéré ces actes, comme une entorse grave au règlement. Le commandant de l’Armée de l’Air Amir Eshel a convoqué mardi les officiers supérieurs pour discuter de l’incident. Il leur a fait remarquer que de telles pratiques devaient être éradiquées de l’Armée de l’Air – en leur donnant des instructions à suivre pour éviter qu’un tel comportement ne se produise pas dans d’autres unités.

L’enquête militaire a été lancée après qu’un pilote a perdu son téléphone et a prévenu ses supérieurs qu’il contenait des données secrètes, en infraction au protocole.

Le téléphone a pu être localisé et a été remis aux responsables de la sécurité informatique, qui ont découvert qu’il contenait une mine d’informations potentiellement néfastes si l’appareil était tombé entre de mauvaises mains.

L’incident a conduit les responsables à mener une enquête plus vaste, au cours de laquelle ils ont découvert que la pratique était courante parmi les pilotes de l’escadron. Les informations enregistrées sur les téléphones concernaient les procédures d’entraînement et d’opération et, semble-t-il, du renseignement militaire.

14 pilotes ont été inculpés. Deux d’entre eux ont été condamnés à cinq jours de prison, 11 autres ont écopé de condamnations avec sursis et un a été condamné à une amende.