Près de 1 500 migrants érythréens et soudanais quitteront volontairement Israël en février, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gideon Saar mardi.

« La hausse du nombre de clandestins [en partance] que nous avons observé chaque mois est dramatique, » a affirmé Saar, lors d’une tournée au centre de détention d’Eilat d’où les migrants devraient partir.

« En décembre – 325 clandestins ; en janvier le nombre s’est élevé à 765 clandestins qui sont partis de leur propre chef ; et comme il a été dit récemment, nous voulons doubler le nombre de personnes qui sont parties en janvier. »

Le nombre de migrants sortant du pays en février « rappelle le nombre de clandestins qui sont entrés en Israël au pic des chiffres de l’immigration illégale, » a-t-il ajouté.

Le gouvernement israélien offre aux migrants des sommes atteignant parfois 2 550 euros pour quitter le pays de leur propre gré.

L’aide financière accordée, ajoutée à la « loi d’infiltration » selon laquelle les migrants peuvent être détenus dans des centres au sud du pays pour des périodes indéterminées, ont incité certains demandeurs d’asile à quitter le pays.

En 2013, 2612 demandeurs d’asile, dont 1955 venus du Soudan et d’Érythrée, ont quitté Israël via un programme de départ volontaire, comparé à 461 en 2012.

Il y a actuellement 50 000 migrants africains en Israël.

Fin janvier, des milliers de migrants s’étaient rassemblés dans les rues de Tel Aviv et Jérusalem pour manifester contre les politiques du gouvernement qui a recours à des centres de détention. Ils ont révendiqué aussi un statut de réfugié.

Après une semaine, la série de manifestations et de grèves s’est arrêtée bien que le gouvernement n’ait pas changé la législation actuelle.

Les migrants ont repris les manifestations dans le courant de la semaine dernière.