Le procès de deux Français soupçonnés d’avoir causé la mort avec leur puissant 4X4 d’une Israélienne à Tel Aviv en 2011 a été renvoyé au 3 décembre après l’agression, jeudi au Palais de justice de Paris, d’un avocat de la défense.

Les deux Français, Eric Robic, qui conduisait le véhicule, et Claude Khayat, le passager, avaient renversé à un passage piéton Lee Zeitouni, professeur de gymnastique et de yoga de 25 ans, avant de prendre la fuite, provoquant la colère d’Israël et l’embarras de la France.

Régis Méliodon, qui défend Claude Khayat, a été agressé dans les toilettes pendant une suspension d’audience par un inconnu, qui lui a asséné un coup de poing au visage avant de prendre la fuite. Le procès reprendra le 3 décembre « en continuation », c’est-à-dire au moment où il a été interrompu, avant le début des plaidoiries et des réquisitions, selon une source judiciaire.

L’avocat n’a pas pu identifier son agresseur. Il devait subir dans la soirée des examens médicaux.

Françoise Cotta, avocate du principal accusé, Eric Robic, qui avait dit en arrivant à l’audience « espérer que la justice pourrait être rendue sereinement », a dénoncé un « climat de déchaînement de violence » autour du procès.

L’affluence avait été très forte pour assister à l’audience, très médiatisée, dans une ambiance parfois tendue.

Avant cet incident, les deux prévenus avaient admis leur responsabilité dans l’accident et avaient tous deux présenté des excuses auprès de la famille de la victime, venue d’Israël assister au procès.

L’accident était survenu au petit matin du 16 septembre 2011, alors que les deux hommes sortaient d’une boîte de nuit. Selon des témoins, leur véhicule roulait à environ 100 km/heure dans une zone limitée à 50.

De nombreuses voix s’étaient élevées pour réclamer l’extradition des deux suspects, mais la France n’extrade pas ses ressortissants hors de l’Union européenne.

Finalement, les parents de la victime avaient déposé plainte en France.

Eric Robic encourt jusqu’à dix ans de prison et 150.000 euros d’amende, Claude Khayat jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.