La chaîne câblée arabe al-Arabiya annonce lundi que deux membres du Hezbollah ont été tués dimanche lors des frappes aériennes en Syrie. Ces opérations sont attribuées par la chaîne à l’armée de l’air israélienne.

L’une de des personnes tuées était un membre haut placé du groupe libanais, poursuit la chaîne.

La chaîne télévisée officielle du régime syrien, qui accuse Israël d’être à l’origine de ces frappes aériennes sur l’aéroport international de Damas et un aérodrome près de Dimas, ville qui se situe à la frontière entre le Liban et la Syrie, affirme qu’il n’y a eu aucune victime suite à ces attaques.

Il n’y a plus d’électricité à l’aéroport depuis les attaques, indique le reportage qui cite les rebelles syriens à ce sujet.

Les médias arabes ont annoncé lundi que les deux frappes aériennes supposément israéliennes de la veille avaient ciblé des missiles de défense aérienne russes à destination du Hezbollah.

Les articles et les reportages ont indiqué que huit avions de combat israéliens avaient été impliqués dans ces attaques.

Israël n’a fait aucun commentaire officiel au sujet de ces frappes aériennes.

Des sources sécuritaires syriennes ont précisé au quotidien londonien Al-Quds Al-Arabi qu’il était possible que l’attaque de dimanche visait des missiles de défense aérienne qui devaient être transférés au Liban pour le Hezbollah.

Les sources ont indiqué que l’aérodrome de Dimas était apparemment le site de stockage pour les missiles, qui avait été récemment livrés par la Russie.

Le quotidien libanais As-Safir, qui est affilié au Hezbollah, cite cependant des responsables syriens qui ont affirmé que les attaques visaient une cargaison d’armes qui est récemment entrée en Syrie, mais ont nié le fait que ces armes étaient les missiles évoqués.

L’article a également affirmé que les explosions, relativement petites, observées pendant les attaques, indiquaient que les frappes aériennes n’avaient pas réussi à détruire leurs cibles.

Le journal libanais Al-Akhbar, également affilié au Hezbollah, cite des responsables sécuritaires qui ont indiqué que le site près de l’aéroport de Damas a été touché en premier et que la cible était un hangar de fret. La deuxième cible, dans la zone Dimas, était une rangée de hangars sur un site militaire, ont-ils précisé.