Israël a arrêté mercredi deux sœurs palestiniennes accusées d’avoir tenté de faire passer vers le territoire israélien des explosifs dissimulés par le Hamas dans du « matériel médical », a annoncé le Shin Bet, le service de sécurité intérieure.

Des inspecteurs ont découvert mercredi au point de passage d’Erez, dans le nord de la bande de Gaza, des explosifs cachés dans des tubes de « matériel médical » qui devaient être utilisés pour commettre des attentats en Israël, a indiqué le Shin Bet dans un communiqué.

Les explosifs ont été « envoyés par le Hamas et auraient dû être utilisés pour mener des attaques en Israël dans un futur proche », a annoncé le Shin Bet.

Ces tubes, dont la nature n’a pas été précisée, ont été trouvés en la possession de deux sœurs palestiniennes résidentes de la bande de Gaza, dont une est traitée pour soigner un cancer en Israël, tandis que la deuxième l’accompagnait pour son traitement.

Les explosifs ont été découverts pendant un contrôle de sécurité et ont été détruits par les démineurs de la police, a précisé le Shin Bet. Les deux sœurs ont été arrêtées et leur interrogatoire se poursuit, a ajouté le communiqué.

« Malheureusement, c’est une preuve de plus que les groupes terroristes de Gaza continuent de profiter des canaux humanitaires pour exporter le terrorisme au cœur d’Israël », a déclaré dans un communiqué Kamil Abu Rokan, qui dirige l’Autorité des points de passage du ministère de la Défense.

« Les contrôles de sécurité au point de passage ont fonctionné exactement comme prévu, et avec un professionnalisme remarquable. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion de la commission du Contrôle de l'Etat sur le rapport établi sur l'opération Bordure protectrice, à la Knesset, le 19 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion de la commission du Contrôle de l’Etat sur le rapport établi sur l’opération Bordure protectrice, à la Knesset, le 19 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait allusion au cas des sœurs mercredi, pendant une audition d’une commission de la Knesset.

Même s’il n’a pas cité les spécificités de ce cas, qui n’avait pas encore été rendu public par le Shin Bet, le Premier ministre a néanmoins cité des tentatives du Hamas de faire entrer des explosifs en Israël en utilisant des Gazaouis malades qui ont le droit de se rendre dans les hôpitaux israéliens.

Selon Netanyahu, des cas comme celui-ci expliquent pourquoi les Palestiniens de la bande de Gaza ne peuvent pas travailler en Israël, une proposition faite par plusieurs politiciens.

Israël contrôle étroitement les entrées et les sorties de la bande de Gaza dans le cadre du blocus sécuritaire, mais autorise tous les ans des dizaines de milliers de Palestiniens à quitter la bande de Gaza pour être soignés en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie.

Le mois dernier, Eli Ben Dahan, vice-ministre de la Défense, avait affirmé que le Hamas utilisait les victimes gazaouies du cancer comme des mules pour faire entrer de l’argent et de l’or en Israël et financer des opérations terroristes.

Cette accusation était une réponse à un rapport qui avait montré une forte baisse du nombre de patients souffrant de cancers qui obtiennent des permis d’entrée en Israël.