Deux soldats de l’armée du 50ème bataillon de la brigade de Nahal ont été renvoyés de leur unité pour avoir fait campagne sur Facebook contre les ordres d’évacuation de résidents juifs des implantations en Cisjordanie, explique l’armée jeudi.

« Deux soldats qui ont avoué avoir posté des photos d’eux appelant au refus d’obéir aux ordres ont été congédiés de leur unité », déclare l’armée dans un communiqué.

« L’utilisation des médias sociaux pour protester est inacceptable au regard des valeurs de l’armée », continue-t-il.

Les deux soldats ont posté des photos avec leur visage caché devant une affiche qui disait « les soldats du bataillon 50 … n’évacuent pas les Juifs ».

Le bataillon pourrait être appelé à prendre part à l’expulsion des Juifs des implantations construites illégalement en Cisjordanie.

Jeudi, alors que la photo des deux soldats est devenue virale sur Facebook, ils ont été rejoints par des soldats d’autres unités, y compris les membres du Corps blindé de la 7ème brigade, la ​​brigade Guivati, la police des frontières et par le bataillon Netsah Yehuda, qui ont mis en ligne leurs propres images.

Des sources militaires ont raconté à Ynet que, contrairement à un cas similaire à la fin du mois d’avril, quand les soldats avaient posté des photos d’eux-mêmes en soutien à un camarade qui avait été filmé menaçant un adolescent palestinien à Hébron, les soldats qui s’agitent en ligne pour refuser des ordres directs seront
« sévèrement punis ».

Mercredi, les forces militaires ont démoli les structures à Maale Rehavam, un avant-poste d’implantations au sud-est de la ville palestinienne de Bethléem, après que les tentatives d’évacuation volontaire aient échoué, a indiqué l’armée.

Les médias hébreux rapportent que l’armée devrait également raser plus d’une douzaine de structures dans deux autres avant-postes, Ramat Gilad et Givat Assaf, d’ici la fin de cette semaine.

Toutefois, jeudi, la Cour suprême a rendu une décision pour retarder l’évacuation de plusieurs avant-postes en réponse aux demandes des habitants, afin de leur permettre de quitter volontairement les lieux.

Israël considère que les implantations construites sans l’approbation du gouvernement sont illégales. Elles se composent généralement quelques maisons mobiles.