Selon les médias palestiniens, trois gazaouis ont été kidnappés par l’État islamique, à la frontière égyptienne.

L’agence de presse Al Shehab, affiliée au groupe terroriste du Hamas, contrôlant la bande de Gaza, a cité des sources sécuritaires, qui affirment que trois employés du quartier de Shejaiya ont été kidnappés par des militants.

Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur de Gaza a déclaré que trois hommes ont disparu, alors qu’ils travaillaient sur des tunnels à la frontière avec l’Égypte, et qu’une enquête est actuellement en cours.

« Les forces de sécurité enquêtent pour retrouver leurs traces », a dit un porte-parole de ce ministère sans fournir plus de détails.

Un témoin, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat parce qu’il est lui-même impliqué dans l’activité secrète des tunnels, a dit à l’AFP avoir vu des hommes armés et masqués emmener les trois Palestiniens de la bande de Gaza en Egypte.

Les Gazaouis continuent à percer des tunnels dans la bande de Gaza.

Ces tunnels ont pour certains une vocation terroriste, servant à dissimuler des armes ou à menacer le territoire israélien en cas de conflit.

D’autres, du côté de la frontière avec l’Egypte, sont destinés à la contrebande. Mais Le Caire, confronté à une insurrection jihadiste dans le Sinaï contigu à la bande de Gaza, dénonce les transferts de combattants et d’armes entre l’enclave palestinienne et la péninsule.

Régulièrement, des tunnels s’effondrent, provoquant la mort de Palestiniens à l’intérieur. Aucun effondrement n’a cependant été rapporté dans le cas des trois Palestiniens disparus.

Depuis 2013, l’Egypte a détruit les centaines de tunnels de contrebande qui représentaient une voie commerciale vitale pour les Gazaouis. Elle a aussi créé une vaste zone-tampon à la frontière.

Une réouverture plus constante de la frontière entre Gaza et l’Egypte est l’un des enjeux de la réconciliation en cours entre le mouvement terroriste du Hamas, qui gouverne sans partage la bande de Gaza, et l’Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue et censée préfigurer un Etat palestinien.

Ce processus doit voir l’Autorité palestinienne reprendre au Hamas le contrôle des frontières de Gaza d’ici au 1er novembre.