Trois Israéliens arrivés samedi par erreur en voiture à Ramallah, en Cisjordanie, ont été sauvés avec l’aide des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP).

Les trois individus ont été escortés hors de la ville par les forces de l’AP et remis à la police israélienne au checkpoint Focus, près de l’implantation de Beit El, a annoncé le site d’informations Ynet.

Cet incident est le dernier d’une série d’évènements similaires où des Israéliens, principalement des soldats, ont été sauvés après être entrés par erreur dans des zones palestiniennes de Cisjordanie.

Le mois dernier, un soldat israélien avait été légèrement blessé quand des pierres avaient été jetées sur son véhicule quand il était « entré par erreur » avec trois autres militaires dans un village palestinien du nord de la Cisjordanie, avait annoncé l’armée.

L’armée n’avait pas précisé comment les soldats étaient entrés par erreur à Anabta, situé à l’est de la ville de Tulkarem. Dans le passé, de tels incidents s’étaient produits quand des troupes s’étaient fiées à des applications de navigation.

Alors que les soldats sortaient de la ville palestinienne, des habitants avaient commencé à jeter des pierres sur le véhicule militaire, avait annoncé l’armée.

Les quatre soldats, dont certains étaient réserviste, avaient été escortés hors de la ville par la police palestinienne, en coordination avec l’administration civile du ministère de la Défense.

La police à Tulkarem pour récupérer deux soldats israéliennes non armées qui sont entrées par erreur dans la ville palestinienne, le 13 septembre 2016. (Crédit : Deuxième chaîne)

La police à Tulkarem pour récupérer deux soldats israéliennes non armées qui sont entrées par erreur dans la ville palestinienne, le 13 septembre 2016. (Crédit : Deuxième chaîne)

En septembre, deux soldates étaient entrées dans Tulkarem et avaient été blessées par des pierres jetées sur elles avant d’être sauvées par la police palestinienne et des responsables du ministère de la Défense.

L’enquête préliminaire avait révélé que non seulement les deux soldates s’étaient fiées à une application de navigation, mais qu’elles étaient aussi entrées non armées dans Tulkarem.

Dans l’incident le plus grave jusqu’à présent, en février, un Palestinien avait été tué et plusieurs autres blessés pendant des affrontements au camp de réfugiés de Qalandiya, près de Jérusalem, déclenchés par une tentative de sauvetage de soldats perdus.

A chaque fois, l’armée israélienne avait rappelé l’importance de ne pas se fier uniquement à des applications de navigation comme Waze.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.