Trois soldats israéliens ont été légèrement blessés samedi matin pendant des émeutes dans le village de Bayt Umar, en Cisjordanie.

Les troubles ont éclaté pendant les funérailles d’un terroriste palestinien dont le corps avait été rendu à sa famille après avoir été détenu par Israël pendant plusieurs mois après une attaque en octobre.

Des centaines de Palestiniens ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur un détachement de l’armée israélienne pendant les funérailles de Khaled Ahmed Alian Khalili. Khalili, 23 ans, avait lancé sa voiture contre un groupe de policiers israéliens le 30 octobre, blessant trois d’entre eux. Il avait été neutralisé sur place.

Les forces de sécurité israéliennes ont répondu aux jets de pierre de samedi par des mesures de contrôle d’émeutes. Un garde-frontière, un officier et un soldat israéliens ont été légèrement blessés, a annoncé Ynet.

Le corps de Khalili était l’un des neufs corps de Palestiniens tués pendant des attaques contre des civils et/ou des soldats israéliens qu’Israël a remis vendredi aux autorités palestiniennes.

Cinq des corps rendus vendredi étaient ceux de Palestiniens de la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a déclaré une porte-parole de l’armée.

Ils ont été rendus une semaine après la restitution de sept autres corps aux autorités palestiniennes par Israël.

Une série d’attaques au couteau, à l’arme à feu ou à la voiture bélier, qui a commencé l’année dernière s’est poursuivie avec une intensité moindre ces derniers mois.

Entre octobre 2015 et octobre 2016, 36 Israéliens, deux Américains et un Erythréen ont été assassinés dans des attaques au couteau, à main armée et à la voiture bélier.

Selon les chiffres de l’AFP, 238 Palestiniens, un Jordanien et un migrant soudanais ont également été tués, la plupart d’entre eux pendant qu’ils menaient des attaques contre des Israéliens, selon Israël, et beaucoup d’autres pendant des affrontements avec les troupes en Cisjordanie et à la frontière gazaouie, ainsi que pendant des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.

Depuis le début des violences, les autorités israéliennes ont souvent confisqué les corps des Palestiniens tués pour plusieurs mois dans le but de dissuader d’autres attaques et pour éviter des heurts lors des funérailles.

Le gouvernement a cependant décidé, sous l’impulsion de l’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon, de rendre les corps des Palestiniens non affiliés à des groupes armés.