Plus de mille personnes ont assisté mercredi à une cérémonie en l’honneur des Juifs éthiopiens qui sont morts en route vers Israël au cours de deux grandes vagues d’immigration en 1984 et en 1991.

En présence du président Shimon Peres, du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de la ministre de l’Immigration et de l’Intégration Sofa Landver, la cérémonie au mont Herzl a commémoré ceux qui ont péri au cours des opérations Moïse et Salomon. Un monument a été dédié à leur mémoire.

Environ 22 000 Juifs éthiopiens ont été transportés par avion en Israël lors des deux opérations secrètes, et au total plus de 55 000 personnes ont immigré entre les années 1980 et 2000.

Le monument sur ​​le site répertorie 1 500 noms de personnes qui sont décédées en route pour Israël. Les experts affirment qu’au moins 4 000 personnes sont mortes en essayant de se rendre aux points de transport aérien soudanais en 1984.

Lors de la cérémonie, Peres a déploré la discrimination à laquelle les Ethiopiens doivent faire face en Israël. Il a affirmé que c’était une erreur qui devait être rectifiée. « Nous sommes tous frères ; il n’y a aucune différence entre nous ; c’est une honte pour nous de se comporter de cette façon », a-t-il déclaré.

Netanyahu a déclaré que son gouvernement combattait la discrimination contre les Éthiopiens, et que le temps passant la douleur du passé diminuerait. Il a appelé à une plus grande intégration des Ethiopiens dans tous les domaines de la société israélienne.

« Nous avons tous besoin d’apprendre ensemble, tous les enfants d’Israël ensemble », a affirmé le Premier ministre.

« Il n’y a pas de position qui ne soit pas appropriée pour vous d’occuper dans ce pays, et vous le faites déjà avec succès – dans l’armée israélienne, les universités, la Knesset, dans la fonction publique, dans la diplomatie, en tout lieu ».