Une attaque aérienne israélienne, qui se serait déroulée lundi, ciblant un chargement d’armes syriennes, aurait tué quatre membres du Hezbollah.

Les armes étaient transportées vers le Liban. Le président du pays et un chef de l’armée se sont rencontrés suite à l’attaque pour discuter des répercussions, selon les médias libanais.

D’après les médias, l’attaque ciblait deux camions transportant des missiles et des lance-missiles de la Syrie vers un dépôt du Hezbollah.

L’attaque a attiré l’attention des médias et a été attribuée à Israël lundi soir. Un responsable haut placé des forces de sécurité israéliennes a indiqué mardi au Time Magazine que l’État juif était bien derrière le bombardement.

La chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, a nié le fait que le groupe ait été attaqué. Cependant, les médias libanais ont affirmé mardi qu’un formateur du Hezbollah avait été tué lors du raid.

Le président libanais, Michel Suleiman, a discuté de l’attaque avec le chef d’état-major de l’armée, le major Walid Salman mardi, selon le quotidien libanais Daily Star. Les deux hommes auraient parlé des méthodes de contrer de « telles agressions. »

Des témoins ont indiqué à l’agence de presse Al Arabiya que les avions israéliens avaient touché à deux reprises un endroit proche des villes de Janta, Brital et Nabi Sheet. Les trois villes se trouvent à la frontière qui sépare le Liban de la Syrie.

Un responsable israélien resté anonyme a confirmé au Times of Israel que les missiles auraient pu être assemblés avec des ogives plus puissantes que toute arme figurant dans l’arsenal du Hezbollah.

Israël avait indiqué dans le passé qu’il empêcherait que toutes sortes d’armes tombent dans les mains du Hezbollah. Ces armes comprenaient entre autres des systèmes avancés de défense aérienne, des missiles de précision de longue portée, et des armes chimiques.

Mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insinué que des avions israéliens auraient pu être impliqués dans l’attaque du convoi du Hezbollah.

Lors d’une conférence de presse en présence de la chancelière allemande Angela Merkel, Netanyahu a indiqué qu’il ne voulait pas parler de l’implication éventuelle des avions israéliens dans l’attaque de la cargaison de missiles dans la région de Baalbek. Il a cependant ajouté qu’Israël se défendrait par tous les moyens nécessaires.