Les quatre officiers de police qui n’ont pas réagi de manière appropriée à l’appel téléphonique de l’un des adolescents kidnappés seront immédiatement licenciés, a conclu une enquête sur l’incident lundi, qui a démontré une série de fautes professionnelles commises au cours de réaction immédiate à l’appel téléphonique.

Un rapport rédigé par une commission d’enquête et approuvé par le commissaire de police Yohanan Danino statuait que les officiers ont rejeté l’appel, le reléguant au rang de farce, et ont négligé de transmettre l’information à l’armée immédiatement, comme ils étaient censés le faire.

Selon les résultats, la police a reçu un appel d’un des garçons à 22h25 le 12 juin, au cours duquel une voix a murmuré : « Nous avons été enlevés. »

L’appel a été transféré immédiatement à un agent haut placé de sexe féminin, qui a continué à poser des questions mais n’a reçu aucune réponse. L’appel a duré 2h09 minutes et a ensuite été coupé.

La femme officier a appelé le numéro huit fois, mais a reçu trois signaux « occupé » et a abouti cinq fois à la messagerie vocale.

À ce moment, l’agent n’a pas transmis l’information à ses supérieurs ni écouté l’enregistrement pour obtenir des preuves supplémentaires – une inaction qui lui a coûté son poste.

La commission a décidé que l’agent de police qui fut le premier à répondre à l’appel et l’a transmis a réagi de manière appropriée à la situation.

Les sanctions sont tombées sur les agents tout le long de l’échelle de commandement, avec le renvoi du commandant de la hotline de la police ainsi celui de Motti Suse, commandant du bureau de Cisjordanie, qui, s’il n’était pas au courant de l’appel, s’est vu reprocher d’avoir omis de former les personnes sous son commandement. En outre, son dossier a été marqué d’un blâme et il ne sera pas en mesure de servir dans une position de commandement pendant trois ans.

Enfin, Shai Azoulay, l’officier des opérations du district, sera mis à pied, après que la commission a jugé qu’il portait l’entière responsabilité des actes de ses subordonnés. Le chef des opérations – qui détient le grade de surintendant en chef – a reçu un blâme sur son dossier.

Danino appelé ces erreurs un « échec très grave ».

« Échouer à fournir une réaction appropriée au cri de détresse d’un homme est un événement impardonnable de par le fait qu’il peut miner la confiance du public dans la police, qui est la pierre angulaire de l’activité de la police », a-t-il affirmé.

Les policiers maintiennent que durant la tranche de garde du 12 juin, ils étaient submergés de quelque 757 appels au total, dont 155 classés comme des blagues.