Le Parlement grec a levé l’immunité de cinq nouveaux députés du parti néonazi Aube dorée.

Cette décision porte à 13 le nombre de députés d’Aube dorée qui doivent faire face à des poursuites judiciaires dans le cadre des mesures de répression contre un parti que les autorités considèrent comme une organisation criminelle.

Les procureurs ont décrit Aube dorée comme une structure dotée d’un mode opératoire militaire et inspirée de l’idéologie nationale-socialiste.

Le parti comptait 18 députés au Parlement (sur un total de 300), mais le nombre est récemment descendu à 16, après qu’un membre du parti a démissionné, affirmant ne pas avoir été au courant des activités illégales de l’organisation, et qu’un second, qui prévoyait de quitter le parti, en a été exclu.

Le bras droit du Premier ministre Antonis Samaras a quant à lui dû démissionner suite à la publication d’une vidéo dans laquelle il explique à des députés d’Aube dorée que le gouvernement fait pression sur les tribunaux pour emprisonner les membres du parti.

La vidéo a été diffusée par le porte-parole d’Aube dorée Antonis Samaras lors du débat parlementaire de mercredi sur la levée de son immunité.

La répression contre Aube dorée a débuté après les manifestations de masse en réaction au meurtre, le 18 septembre dernier, du rappeur antifasciste Killah P, possiblement assassiné par un membre du parti d’extrême-droite.

Aube dorée a été accusé d’être derrière des dizaines d’agressions contre des immigrés.

L’emblème du parti ressemble à une croix gammée. Plusieurs de ses dirigeants nient l’existence de la Shoah.