Une majorité croissante d’Israéliens sont inquiets à propos de l’avenir de leurs finances, selon un rapport publié jeudi par le Bureau central des statistiques d’Israël.

Le rapport, intitulé « Bien-être de l’individu en Israël : des préoccupations économiques sur l’avenir » était basé sur une enquête auprès d’Israéliens menée en 2013.

Deux-tiers des Israéliens (65 %) s’inquiètent en particulier du fait qu’ils ne seront pas en mesure d’épargner pour l’avenir, a révélé l’étude.

59 % craignent de ne pouvoir soutenir leurs enfants dans l’avenir et 55 % qu’ils s’appauvriront quand ils atteindront un âge avancé. La moitié (52 %) des répondants ont peur de dépendre financièrement d’autres personnes.

L’humeur économique des Israéliens s’est aggravée dans l’ensemble, 17 % des Israéliens disant que la situation économique va se détériorer à l’avenir, contre 10 % en 2010. L’étude a détecté une corrélation entre l’âge et le pessimisme. Les Israéliens qui approchent de l’âge de la retraite sont plus susceptibles de mettre en doute la force future de l’économie.

Les données ont également montré que 13 % des Israéliens salariés avaient « très peur » de perdre leur emploi dans l’année à venir, contre 10 % en 2010.

Mais c’est 40 % des Israéliens qui estiment que s’ils ont perdu leur emploi, leurs chances de retrouver un travail avec un niveau de revenu similaire est « faible » ou « impossible ». Un même type de pessimisme augmente avec l’âge, les répondants plus âgés étant moins confiants dans leurs perspectives d’emploi que leurs homologues plus jeunes.

Bien que le produit intérieur brut ait augmenté à un taux moyen de plus de 4 % depuis 2010, il y a un sentiment profond de difficultés économiques en Israël car les prix ont augmenté et que des mesures d’austérité sont allées de pair avec des hausses des taux d’imposition.