Quatre adolescents âgés de 13 à 15 ans accusés d’avoir tagué des graffitis tels « Le prix à payer » ou à la gloire du rabbi Méir Kahane [le chef du mouvement Kach d’inspiration raciste anti-arabe] sur un bulldozer et une citerne dans un chantier au nord-ouest de Jérusalem ont été arrêtés, a précisé la porte-parole de la police Louba Samri.

Des résidents juifs extrémistes et des activistes d’extrême-droite s’en prennent régulièrement, sous l’appellation du « Prix à payer », à des Palestiniens ou Arabes israéliens, à des lieux de culte musulmans et chrétiens, à des militants pacifistes ou même à l’armée, en réaction à des décisions ou des actes qu’ils jugent hostiles.

Trois jeunes israéliennes accusées d’avoir craché vers un prêtre ont été arrêtées dimanche près de veille ville de Jérusalem.

Dans leurs sacs, les policiers ont trouvé des drapeaux israéliens sur lesquels étaient inscrits « Nekama » [vengeance en hébreu] et le « prix à payer », a ajouté la porte-parole.

Ces mineurs devaient être présentés lundi devant un juge pour une éventuelle prolongation de leur garde à vue.

Par ailleurs, un tribunal de Jérusalem a prolongé de trois jours la détention de Shalom Matouki, un juif de l’implantation d’Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie. Il est soupçonné d’avoir participé à un acte de vandalisme contre une mosquée à Oum al-Fahem dans le nord d’Israël le 18 avril, a indiqué la radio publique.

Malgré ces arrestations, la radio militaire a souligné que la police n’avait pas réussi à mettre la main sur la plupart des auteurs d’exactions anti-arabes et anti-chrétiens qui se sont multipliés ces derniers mois.

La députée d’opposition de gauche Zahava Gal-on a appelé lundi à la radio le gouvernement à adopter une loi assimilant les actes racistes à des « activités terroristes » ce qui donnerait à la police et au Shin Bet (le service de sécurité intérieure) plus de moyens légaux pour lutter contre ce phénomène.

La ministre de la Justice israélienne, Tzipi Livni, avait elle aussi soutenu dimanche l’idée de traiter les exactions des colons et extrémistes juifs comme des actes « terroristes ».