Neuf chefs de partis ont confirmé qu’ils participeront à un débat télévisé préélectoral, tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas encore répondu à l’invitation, a rapporté la Deuxième chaîne mercredi.

Isaac Herzog, Yair Lapid, Zahava Gal-On, Naftali Bennett, Avigdor Liberman, Ayman Odeh, Aryeh Deri, Eli Yishai et Moshe Kahlon ont tous annoncé qu’ils prendraient part au débat.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a posé ses conditions mercredi soir pour un débat politique télévisé avant les prochaines élections.

Il a indiqué qu’il n’acceptait de débattre qu’après son discours prévu le 3 mars au Congrès américain, et qu’il n’accepterait de débattre qu’avec les chefs de l’Union sioniste Tzipi Livni ou Isaac Herzog, a annoncé la Deuxième chaîne.

Une déclaration du Likud n’exclut pas la participation du Premier ministre au débat, qui n’a pas encore été programmé.

« Toutes les options sont ouvertes », selon la déclaration. « Le Premier ministre n’a pas confirmé ou exclu de débat. »

Yaakov Litzman, chef du parti ultra-orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah, n’a pas répondu à l’appel envoyé par la Deuxième chaîne.

Les débats télévisés ne font pas habituellement partie du paysage préélectoral israélien, comme en France ou aux Etats-Unis.

Le dernier grand débat préélectoral télévisé s’est tenu entre Netanyahu et le Premier ministre d’alors Shimon Peres en 1996.

Mardi, la Deuxième chaîne a envoyé un message WhatsApp aux chefs des 11 principaux partis, leur demandant de participer à un débat préélectoral.

« Juste avant que les citoyens d’Israël ne se rendent aux bulletins de vote et déterminent le sort du pays, comme c’est la coutume dans les autres démocraties du monde, une discussion sincère et significative devrait être menée, culminant par un débat public. Dans un tel débat, les principales questions à l’esprit des Israéliens pourront être débattues », disait le message.

La Deuxième chaîne a déclaré qu’elle maintiendrait le débat, même si tous les chefs de partis n’y assistaient pas, laissant entendre que des chaises vides mettraient en évidence leur absence.

L’appel a été diffusé par la chaîne après le défi lancé par Herzog à Netanyahu le 5 février, l’enjoignant de l’affronter avant les élections du 17 mars.

Dans une vidéo sur Facebook, Herzog suggère que Netanyahu pourrait se méfier d’accepter le défi.

« Donc, Bibi, vous refusez de débattre avec moi ? Quelle est votre problème ? Avez-vous peur de moi ? Vos conseillers vous disent ‘ne le prends pas au sérieux ?’ », raille Herzog, utilisant le surnom de Netanyahu.

« Je veux juste parler, vous et moi face à tout le peuple d’Israël. Après six ans, avez-vous quelque chose de nouveau à dire, à présenter ? Quels sont vos projets ? Quel est votre plan diplomatique et économique ? Pourquoi ne parlez-vous pas ? Vous êtes un bon orateur pourtant ».

« Je vous invite à un débat, décidez quand et où. Le peuple d’Israël vous attend », conclut Herzog.

Adiv Sterman a contribué à cet article.