Durant l’invasion allemande de l’Europe, les nazis mettent en place un « commando musique », un Sonderstab Musik. Cette unité du « Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR), l’unité spéciale du régime nazi qui, de 1940 à 1944, était chargée de repérer, de saisir et de rapatrier en Allemagne, les objets artistiques de valeur, » rappelle France Musique.

Si le public a été sensibilisé à la recherche et aux trouvailles de tableaux et de sculptures, ainsi que de films, les instruments de musiques volés par les nazis n’ont jamais fait l’objet de recherches avancées.

Elles sont aujourd’hui deux, dont Pascale Bernheim, à avoir décidé de réparer cet oubli et elles ont mis sur pied l’association « Musique et spoliations« .

« Ces instruments aujourd’hui disparus ont connu des destins variés, explique l’association. Certains furent confiés à des personnes de confiance par leur propriétaire qui n’est jamais revenu les récupérer. D’autres ont été vendus, parfois à vil prix. D’autres encore ont été confisqués et envoyés en Allemagne où leurs traces ont été perdues, ou dorment encore dans des coffres en déshérence… ».

Un travail de titan attend aujourd’hui l’association : explorer les documents des Archives nationales, de Paris, la Caisse des dépôts et Consignations ; mais aussi les archives russes, allemandes, autrichiennes, belges, néerlandaises, suisses… Il faudra aussi aller explorer les documents des marchands et facteurs d’instruments, des conservatoires…

Aujourd’hui, Pascale Bernheim est à la recherche de subventions et compte monter un comité d’honneur constitué de personnalités du milieu de la musique afin de donner de l’ampleur à son combat.