Au milieu des messages chaleureux de dirigeants du monde à l’occasion de Yom HaAtsmaout, le gouvernement israélien a reçu jeudi une lettre de félicitations d’une source pour le moins inattendue.

L’Armée syrienne libre (ASL), un groupe de l’opposition syrienne modérée écarté ces derniers mois par les rebelles islamistes plus puissants, a envoyé aux dirigeants d’Israël un message exprimant l’espoir que les célébrations de l’indépendance de l’an prochain auront également lieu dans une ambassade israélienne à Damas.

« Nous félicitons le puissant Etat d’Israël et son peuple à l’occasion de l’anniversaire de son indépendance, et formons d’espoir que l’année prochaine nous pouvons participer aux rejouissances de cet événement à l’ambassade d’Israël à Damas, » a écrit, Mousa Ahmed Nabhan, un responsable des Affaires étrangères de l’organisation.

Israël n’a jamais eu de relations diplomatiques avec la Syrie et les deux pays sont toujours en guerre.

Toutefois, l’ASL a déjà demandé publiquenent de l’aide d’Israël dans sa lutte contre le régime du président syrien Bashar el-Assad. Certains de ses dirigeants se sont même rendus en Israël.

Pour Nabhan, ces célébrations seront possibles « une fois que nous serons libérés de l’axe du mal dirigé par l’Iran et ses agents régionaux, avec a sa tête le criminel Bashar el-Assad et son régime nazi ».

Le journal Maariv a rapporté jeudi que la lettre avait été reçue par l’activiste politique druze Mendi Safadi, qui avait dans le passé travaillé comme assistant parlementaire du député Ayoub Kara du Likud.

Nabhan a remercié Israël pour son attitude humaine et respectueuse envers la révolte syrienne et les rebelles, disant que le peuple syrien n’oublierait jamais les nations qui se sont tenues à ses côtés.

« Salutations cordiales à l’Etat d’Israël et à ses dirigeants, et le meilleur de la santé, du bonheur et de la prospérité à son peuple, » a-t-il conclu dans son message.

L’ASL est considérée par la communauté internationale comme le bras armé de l’opposition modérée de la Syrie, qui se bat depuis plus de quatre ans pour évincer Assad. Elle bénéficie du soutien des États-Unis.

Cependant, le groupe a surtout été mis de côté par le groupe de l’Etat islamique et le Front al-Nosra lié à Al-Qaïda, qui ont arraché de larges pans de la Syrie précédemment tenus par l’ASL.

L’ASL contrôle encore des parties d’Alep, la plus grande ville de Syrie, ainsi que des zones dans le Nord de la Syrie, même si les analystes ont détecté des signes que le groupe risque d’imploser sous la pression des groupes islamistes et d’Assad.