Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a plaidé samedi à Ramallah pour un retour aux négociations de paix, saluant les récents efforts pour tenter d’apaiser les violences qui secouent Israël et les Territoires palestiniens, et notamment Jérusalem.

« Il n’y a pas pour le moment la place et les conditions nécessaires à la reprise des négociations, et l’essentiel dans l’immédiat est d’apaiser les tensions », a estimé M. Steinmeier.

Mais, a-t-il insisté, « il n’y a pas d’autre alternative que les négociations pour parvenir à une solution à deux Etats (…) et à un Etat palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël », selon des propos rapportés par l’agence palestinienne Wafa.

Steinmeier, qui rencontrera dimanche les dirigeants israéliens, a entamé sa visite à Ramallah, en Cisjordanie, où il a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et son ministre des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki.

Selon l’agence, Abbas a dénoncé auprès du chef de la diplomatie allemande « la dangereuse escalade du gouvernement israélien à Jérusalem et en particulier sur l’esplanade des Mosquées ».

Jeudi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait fait le déplacement jusqu’à Amman pour obtenir des responsables israélien, palestinien et jordanien des engagements pour apaiser les tensions.

Et vendredi, journée test après ces promesses diplomatiques, Israël a levé les restrictions d’âge à l’entrée du mont du Temple, permettant à 40 000 musulmans d’y effectuer la prière hebdomadaire.

« Nous nous réjouissons de ces réunions à Amman (…) qui ont mené à une amélioration de la situation, notamment sur l’esplanade des Mosquées », a dit Steinmeier.

Sa visite intervient alors que les Palestiniens célèbrent ce samedi leur fête nationale : il y a 26 ans exactement, le Congrès national palestinien (CNP) proclamait symboliquement à Alger un Etat palestinien indépendant dans les lignes de 1967 –soit 22 % de la Palestine mandataire–, avec Yasser Arafat comme président.