Le député de la Liste arabe unie Basel Ghattas (Balad) a déclaré à une chaîne de télévision arabe israélienne que les terroristes palestiniens qui ont attaqué les Israéliens ne commettaient pas un crime mais se battaient contre « l’occupation oppressive ».

Ghattas, un membre de la faction Balad de la Liste arabe unie, évoquait une rencontre qui avait eu lieu le 2 février avec les familles des terroristes tués en attaquant des Israéliens à laquelle lui et deux autres députés arabes ont assisté.

« Le jour où les députés arabes s’abstiendront de visiter les familles des martyrs (Shahid) qui ont perdu leurs précieux fils dans la tourmente de la lutte contre l’occupation oppressive – ils ne sont pas allés tuer ou tenter de tuer pour des raisons criminelles ou illégales – [sera] le jour où nous devrons quitter nos sièges [à la Knesset] », a indiqué Ghattas sur Hala TV mercredi.

Les députés Ghattas, Hanin Zoabi et Jamal Zahalka avaient observé une minute de silence lors de la réunion. Les députés ont dit par la suite qu’ils avaient assisté à la rencontre dans le cadre de leurs efforts pour persuader Israël à rendre les dépouilles des terroristes pour l’enterrement.

Les députés arabes israéliens avec les familles des terroristes palestiniens, le 2 février 2016 (Crédit : Palestinian Media Watch)

Les députés arabes israéliens avec les familles des terroristes palestiniens, le 2 février 2016 (Crédit : Palestinian Media Watch)

La commission d’Ethique de la Knesset a suspendu les trois députés qui ont rencontré les familles des terroristes. Ghattas et Zoabi ont été suspendus pour quatre mois, tandis que Zahalka, le seul des trois à assister à l’audience de la Commission d’éthique sur la question, a reçu une suspension de deux mois.

La réunion a incité le gouvernement à présenter une législation, soutenue par la coalition, qui suit actuellement le processus de la Knesset, qui donnerait à 90 députés des 120 députés le droit de suspendre des membres de la Knesset ayant eu un comportement inapproprié. Le projet de loi est toujours en cours de rédaction. On ne sait pas encore si elle prendra force de loi.