Un avion a été retardé pendant plus d’une heure jeudi en raison d’un homme ultra-orthodoxe qui s’est plaint d’un film diffusé sur l’écran devant son siège et qui a refusé de prendre place.

Le vol de Kiev vers Israël sur la compagnie aérienne à bas prix, filiale d’El Al, n’a pas pu décoller car l’homme insistait pour que les écrans de l’avion soient désactivés.

« Notre départ de Kiev ce soir a été retardé d’une heure quand un homme ultra-orthodoxe a décidé de prendre le contrôle du vol et a annoncé qu’il ne s’assiérait sur son siège que lorsque les écrans seraient rétractés », a déclaré le journaliste sportif Amit Horsky sur Facebook, avec une vidéo de l’incident.

« Toute tentative de l’équipage et des passagers de le convaincre [de s’asseoir] n’a pas aidé », a-t-il écrit.

« L’avion, qui était déjà sur la piste, est revenu à la porte d’embarquement. La porte a été ouverte et un garde de sécurité d’El Al a embarqué dans l’avion. Après de nombreux arguments, il a finalement accepté de s’asseoir.

« Je tiens à souligner que des dizaines de passagers ultra-orthodoxes au vol ont crié sur l’homme, lui expliquant qu’il profanait le nom de Dieu par ses actions », a déclaré Horsky. « Ils lui ont dit qu’il faisait perdre un temps important aux 200 personnes qu’il détenait. Un conflit a éclaté entre eux qui, a parfois, été très bruyant ».

« Le principal est que cet ‘homme juste’ se soit prosterné à Uman », a ajouté Horsky avec cynisme, en se référant au site où se trouve la tombe du rabbin Nachman de Bratslav, où des milliers de Hassidim viennent prier.

Dans un communiqué officiel pour répondre à l’incident, El Al a déclaré que le passager a permis le décollage après que les agents de bord aient fourni de quoi bander les yeux de lui et de sa famille.

« Avant le départ du vol UP LY2654, de Kiev, le passager a refusé d’obéir aux consignes de sécurité et a refusé de s’asseoir ou d’attacher sa ceinture », a déclaré El Al dans un communiqué.

« Après une conversation avec l’équipage de l’avion et après qu’il lui a été clairement indiqué que [l’avion] ne pouvait pas décoller s’il refusait d’écouter les instructions, le passager s’est assis dans son siège et le vol est parti. À sa demande, lui et sa famille ont reçu des bandeaux. »