Un haut-responsable palestinien a déclaré au Times of Israel que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rappelé à l’ordre le leader politique en exil du Hamas au Qatar, Khaled Meshaal, lors d’une réunion à Doha. Il lui a reproché d’avoir le projet de lancer une attaque contre l’AP en Cisjordanie.

Meshaal et Abbas ont une discussion « difficile », raconte la source.

Abbas a durement critiqué le Hamas et a traité ses membres de menteurs car d’après le Shin Bet, des militants du Hamas arrêtés auraient avoué avoir comploté pour attaquer les forces de l’AP en Cisjordanie, ils auraient même préparé un « coup d’Etat ».

Abbas a aussi affirmé à Meshaal qu’il aurait à choisir entre l’union avec le Fatah ou un « divorce » permanent, raconte la source. Il ajoute que l’information révélée par le Shin Bet dans un communiqué de presse était déjà connue des forces de sécurité d’Abbas.

Abbas doit se rendre au Caire aujourd’hui.

Vendredi, Meshaal affirmait fermement que son groupe ne reprendrait pas les négociations pour un cessez-le-feu avec Israël tant qu’il
« n’était pas convaincu qu’il y ait une vraie possibilité qu’Israël accepte d’accéder à leur demande, dont la principale est la levée du blocus », selon l’agence de presse Maan.

Dans un entretien jeudi, Meshaal a affirmé avec défiance que le Hamas était prêt à se battre pendant « des années » et qu’il ne reprendrait pas les négociations tant que le Hamas ne serait pas dans une position favorable.

Meshaal a fait cette déclaration après qu’Israël ait éliminé deux chefs importants de l’organisation, le chef du commandement du sud Mohammed Abu Shamala et le commandant de Raffah Raed Al-Attar, et un autre membre important du Hamas, Mohammed Barhoum. Ces éliminations ont eu lieu jeudi matin.

Le porte-parole du Hamas a mis en garde Israël jeudi. Il a affirmé qu’Israël « paierait le prix » pour ces éliminations. L’armée israélienne est en niveau d’alerte élevé à cause de la possibilité de représailles.

Le Shin Bet affirme qu’Abu Shamala et Al-Attar sont directement impliqués dans l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, qui a été plus tard libéré en échange de 1 027 prisonniers palestiniens. Un de ces prisonniers aurait pris part au rapt des trois adolescents israéliens qui aurait été organisé par une cellule du Hamas de Cisjordanie.

Le coup porté au leadership militaire jeudi matin est au moins la deuxième tentative d’élimination de haut niveau d’Israël depuis que les négociations du Caire ont été rompues mardi.

Israël aurait lâché plusieurs bombes destinées à détruire les bunkers sur la résidence du chef militaire du Hamas, le commandant Mohammed Deif mercredi.

C’était une tentative claire d’élimination qui a tué cinq personnes, dont la femme de Deif et deux enfants. Le Hamas affirme que Deif n’était pas chez lui au moment du bombardement et qu’il a survécu aux attaques.

Cependant, le ministre-adjoint aux Affaires étrangères a affirmé lors d’une interview à la radio vendredi que Deif était probablement mort.

Le Times of Israel a contribué à cet article.