Dans son communiqué, M. Abbas a exhorté le gouvernement israélien « à saisir l’opportunité de conclure une paix juste et globale dans la région, basée sur une solution à deux Etats, Israël et la Palestine cohabitant côte à côte dans la paix et la sécurité ».

Les pourparlers de paix, relancés en juillet 2013 sous l’égide de Washington et qui sont totalement enlisés, ont été suspendus jeudi par le gouvernement de Benjamin Netanyahu à la suite de la signature d’un nouvel accord de réconciliation entre l’OLP et le mouvement islamiste Hamas qui ne reconnaît pas jusqu’à présent Israël et prône la lutte armée.

Aux termes de cet accord, l’OLP et le Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenus de former prochainement un gouvernement de « consensus national » que dirigera Abbas et qui sera composé de personnalités indépendantes.

Samedi, devant la direction de l’OLP réunie pour deux jours à Ramallah, M. Abbas a promis que ce futur gouvernement rejetterait la violence et reconnaîtrait l’Etat d’Israël afin de rassurer la communauté internationale sur sa volonté de paix.

Mais Israël a estimé qu’en renouant une alliance avec le Hamas, qu’il considère comme une « organisation terroriste », le dirigeant palestinien a donné « le coup de grâce » au processus de paix.

« Le Hamas nie l’Holocauste tout en tentant de créer un autre Holocauste en détruisant l’Etat d’Israël », a accusé dimanche M. Netanyahu lors du conseil des ministre hebdomadaire.

« Au lieu de faire des déclarations visant à apaiser l’opinion publique internationale, Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas) doit faire un choix entre l’alliance avec le Hamas et la paix véritable avec Israël », a insisté le Premier ministre.

Sa coalition gouvernementale apparaît cependant divisée sur l’avenir des négociations, les ministres les plus modérés, comme Tzipi Livni et Yaïr Lapid, étant partisans d' »attendre » la composition du nouveau cabinet palestinien avant d’enterrer la paix.