Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré que le Palestinien qui a tiré sur Yehuda Glick irait au ciel comme un martyr.

« Avec colère, nous avons reçu les nouvelles de l’assassinat vicieux commis par les terroristes de l’armée d’occupation israélienne contre [votre] fils Ibrahim Khalil Mu’taz Hijazi, qui ira au ciel comme un martyr défendre les droits de notre peuple et de ses Lieux saints » a écrit Abbas dans une lettre de condoléances envoyée samedi à la famille du tireur.

Le président de l’AP a également exprimé ses « sincères condoléances » et a évoqué les droits des Palestiniens à la terre.

Gal Berger de la radio israélienne a déclaré qu’un porte-parole de M. Abbas avait confirmé l’authenticité de cette lettre, dont il avait posté une photo sur Twitter.

Le militant du mouvement du mont du Temple Yehuda Glick – dont l’état de santé reste grave mais stationnaire – a été victime d’une tentative d’assassinat par Hijazi devant le centre Menachem Begin à Jérusalem, où il participait à une conférence, dans la soirée du 29 octobre.

Les services de sécurité israéliens ont rapporté que le tireur avait été tué le lendemain matin par une unité anti-terroriste spéciale de la police après avoir ouvert le feu sur les agents qui étaient venus l’arrêter à son domicile d’Abu Tor dans la capitale.

La lettre de M. Abbas a été fermement condamnée dimanche soir par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

« Alors que nous essayons de calmer les esprits, Abou Mazen [Abbas] envoie une lettre de condoléances pour la mort de quelqu’un qui a tenté de commettre un assassinat méprisable. Il est temps que la communauté internationale le condamne pour de tels faits » a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué.

La lettre « témoigne plus que toute autre chose du fait qu’Abou Mazen [Abbas] est en effet un partenaire : un partenaire pour le terrorisme, un partenaire des terroristes, un partenaire des meurtriers » a déclaré Liberman dans un message sur Facebook.

La lettre d’Abbas revient à un « soutien ouvert pour le terrorisme et l’encouragement à commettre d’autres meurtres » a-t-il encore écrit.

« Je demande à la communauté internationale de rejeter et de condamner cet homme qui dirige le conflit israélo-palestinien vers plus d’effroi et de violence ».

Hijazi, qui a travaillé au Centre Begin, avait été arrêté en 2000 et envoyé 11 ans en prison. Il avait été initialement condamné à 6 ans pour appartenance au Jihad islamique et participation à des émeutes violentes. Une peine supplémentaire avait été ajoutée après qu’il avait été jugé pour avoir agressé un gardien de prison.

Renee Ghert-Zand et Haviv Rettig Gur ont contribué à cet article.