La présidence palestinienne a annoncé mercredi qu’elle était prête à coopérer avec « tout gouvernement israélien » acceptant un Etat palestinien aux côtés de l’Etat hébreu, alors que le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu est quasi-assuré de former le prochain cabinet.

« Peu nous importe qui sera le prochain Premier ministre d’Israël, ce que nous attendons de tout gouvernement c’est qu’il reconnaisse la solution à deux Etats, avec Jérusalem-Est comme capitale de l’Etat de Palestine », indique dans un communiqué Nabil Abou Roudeina, porte-parole d’Abbas.

« Sur cette base, nous continuerons à coopérer avec tout gouvernement israélien attaché aux décisions internationales reconnues », a-t-il ajouté, estimant que, sans ces engagements, « le processus de paix n’aura aucune chance ».

Lundi, aux dernières heures de sa campagne, Netanyahu promettait d’empêcher la création d’un Etat de Palestine et se rendait symboliquement chez les résidents des implantations de Jérusalem-Est pour promettre qu’il ne laisserait pas les Palestiniens y établir leur capitale comme ils l’entendent et qu’il y poursuivrait la construction.

Au lendemain de l’annonce des résultats, qui semblent lui assurer une coalition majoritaire au Parlement, son entourage jouait l’apaisement.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Tzahi Hanegbi, un proche de Netanyahu, assurait ainsi sur la radio publique que si l’Autorité palestinienne « changeait d’attitude », elle « trouverait la main tendue du Likud (le parti de Netanyahu) pour reprendre le dialogue ».

Il assurait aussi que Netanyahu n’avait jamais catégoriquement écarté la création d’un Etat palestinien.