Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exprimé lundi l’espoir que la Conférence sur le Moyen Orient prévue à Paris enclenchera un mécanisme qui va mettre un terme à la construction d’implantations par Israël à Jérusalem Est et en Cisjordanie.

Les propos d’Abbas sont les premiers depuis le vote de la résolution de vendredi au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a condamné les implantations israéliennes, considérées comme « une violation flagrante du droit international ».

Dans un meeting du Fatah, lundi soir, Abbas a déclaré que la résolution « ouvre la voie pour la conférence internationale sur la paix » prévue le 15 janvier à Paris.

Au lendemain du vote, Abbas a salué la résolution de l’ONU, la décrivant comme « les fondements légaux pour une solution », car elle « insiste que les implantations israéliennes sont illégales ».

« Le monde a parlé au sujet des implantations dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, dont Jérusalem Est, et elles ont illégales », a déclaré Abbas samedi soir.

Il a appelé Israël à revenir autour de la table des négociations « pour discuter ensemble des problèmes et les résoudre avec de bonnes intentions… nous sommes voisins sur cette terre sainte et nous voulons la paix. »

Israël a refusé de participer à la conférence du 15 janvier, et les politiques ont souligné que seules des négociations bilatérales conduiront à un accord de paix. Les Palestiniens soutiennent l’initiative de la France, qui rassemblera des délégations d’une vingtaine de pays. Ensemble, ils tenteront de raviver le processus de paix, actuellement au point mort.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président français François Hollande à Paris, le 31 octobre 2012. (Crédit : Avi Ohayon/Flash 90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président français François Hollande à Paris, le 31 octobre 2012. (Crédit : Avi Ohayon/Flash 90)

Dimanche, la Dixième chaîne a déclaré que Netanyahu craint que le Quartet pour le Moyen Orient – les États-Unis, les Nations unies, la Russie et l’Union européenne – ne coordonne leurs positions au sommet de Paris et qu’il ne retourne au Conseil de Sécurité dans les derniers jours de la présidence d’Obama, afin de consolider ces paramètres sur le processus de paix au Moyen Orient.

Lundi, le ministre de la Défense Avidgor Liberman a qualifié la conférence de paix de « tribunal contre l’État d’Israël » dont le seul but est « de nuire à la sécurité de l’État d’Israël et à sa réputation ».