Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé jeudi qu’il était prêt à étendre les pourparlers de paix avec Israël au-delà du délai du 29 avril.

Dans une interview au quotidien arabe basé à Londres A-Sharq Al-Awsa, le dirigeant palestinien a affirmé qu’une extension des pourparlers devrait avoir pour objectif principal l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est pour capitale.

Les déclarations d’Abbas succèdent à l’approbation par la Ligue arabe de la poursuite des négociations, à l’occasion d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire.

Abbas a également tenté de minimiser la portée des candidatures de l’Autorité palestinienne du mois dernier  auprès de 15 organisations internationales, soulignant qu’il s’agissait d’un droit fondamental du peuple palestinien et que cela n’avait rien à voir avec Israël.

Les dirigeants palestiniens ont menacé Israël de prendre des mesures unilatérales si les pourparlers ne produisaient aucun résultat, expliquant que de telles décisions ne seraient qu’une première étape afin d’obtenir la reconnaissance d’un Etat palestinien en dehors des négociations bilatérales.

La décision palestinienne a conduit Israël à couper la plupart de ses liens non sécuritaires avec l’Autorité palestinienne. Des députés israéliens de la droite nationaliste ont quant à eux exigé que le gouvernement annexe formellement les implantations de Cisjordanie.

Mercredi, un haut-responsable du Fatah a prévenu que les mesures punitives contre l’Autorité palestinienne pourraient provoquer son effondrement.

Azzam Al-Ahmad a déclaré qu’Israël et les Etats-Unis seraient tenus pour responsables en cas de renversement de l’AP, selon la radio israélienne.