Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré jeudi que des extrémistes de l’Etat islamique ont établi une présence dans la bande de Gaza, a annoncé la Radio de l’Armée.

Lors d’une rencontre avec des membres du Parlement jordanien, Abbas aurait également parlé des négociations de paix au point mort et aurait déclaré que la communauté internationale était actuellement trop préoccupée par l’accord sur le nucléaire iranien pour accorder son attention aux problèmes de la Palestine.

En décembre, le Hamas avait nié la présence de l’Etat islamique dans la bande de Gaza, après que des tracts signés par l’organisation djihadiste y aient fait leur apparition, menaçant les femmes et les intellectuels.

« Nous voudrions rassurer tout le monde que l’Etat islamique n’est pas présent dans la bande de Gaza et que les agences de sécurtié contrôlent totalement la situation », a déclaré Iyad al-Bozum, un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas à Gaza à la chaîne d’information Al-Mayadeen le 4 décembre.

Israël a accusé les deux groupes terroristes de travailler ensemble.

L’Etat islamique a publié une déclaration à la fin juin affichant son intention de renverser le Hamas et la Fatah.

« Nous déracinerons l’Etat des Juifs [Israël] et vous [le Hamas] et le Fatah [en Cisjordanie] et tous les laïcs ne représentent rien et vous serrez dépassés par tous nos combattant », a déclaré un membre masqué de l’Etat islamique dans un message enregistré et adressé aux « tyrans du Hamas ».

Des groupes affiliés à l’Etat islamique ont revendiqué un tir de roquettes vers Israël depuis la bande de Gaza à la fin mai, qui avait auparavant été attribué au Djihad Islamique. A l’époque, le groupe extrémiste avait accordé au Hamas 48 heures pour arrêter la répression contre ses membres.

Pourtant, l’armée israélienne a déclaré début juillet que le Hamas fournissait des armes et d’autres formes de soutien au groupe affilié à l’Etat islamique dans le Sinaï, Wilayat Sinai, groupe terroriste que l’on pense être derrière l’attaque mortelle contre les services égyptiens de sécurité.

Le coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires, Major Général Yoav Mordechai, a ajouté qu’en plus du soutien militaire, le Hamas fournissait aussi un soutien médical aux combattant de l’Etat islamique.

Elhanan Miller, la rédaction du Times Of Israel ont contribué à cet article.