Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a déclaré mardi qu’il était « déçu » d’apprendre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’assistera pas à la conférence de paix internationale qui se déroulera le 15 janvier à Paris.

Pendant une réunion avec des membres du Meretz, parti israélien de gauche, Abbas a déclaré que la récente résolution du Conseil de sécurité des Nations unies critiquant les implantations était une mesure bienvenue pour mettre « fin à l’occupation ».

Abbas a déclaré qu’il espérait que le futur sommet de Paris sur le conflit au Proche Orient ferait à nouveau progresser cette cause.

Le dirigeant palestinien a contesté que la résolution 2334 soit anti-israélienne, comme l’ont déclaré les dirigeants de l’Etat juif.

« J’ai lu la résolution, et je n’ai rien trouvé contre Israël, uniquement contre les colonies et les avant-postes illégaux », a déclaré Abbas.

L'ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)

L’ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)

Le président de l’AP a également déclaré aux membres de Meretz qu’il ne pensait pas que le président américain élu Donald Trump déplacerait l’ambassade américaine à Jérusalem, même si Trump et son équipe l’ont promis pendant la campagne et en ont reparlé depuis l’élection.

Abbas a déclaré que les dirigeants palestiniens faisaient pour l’instant preuve de patience sur le sujet, comprenant qu’une promesse de campagne n’était pas nécessairement un reflet de ce que ferait Trump une fois à la Maison Blanche.

Il a noté que déplacer l’ambassade aurait des conséquences « irréversibles », et a prévenu que si Trump le faisait, l’AP « prendra des mesures » en guise de représailles, sans préciser lesquelles.

Saeb Erekat, négociateur palestinien en chef, avait prévenu que si l’ambassade était déplacée à Jérusalem, l’Organisation de libération de la Palestine reviendrait sur sa reconnaissance d’Israël et que tout espoir de paix israélo-palestinienne s’envolerait.