La semaine dernière, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a quitté furieux une réunion de deux jours à Paris avec le secrétaire d’État américain John Kerry, selon un média palestinien.

Abbas se serait emporté contre plusieurs des propositions émises par Kerry dans le cadre de la négociation d’un accord-cadre entre Israéliens et Palestiniens.

Le secrétaire d’État aurait notamment suggéré de faire de Beit Hanina la capitale palestinienne, alors que les Palestiniens veulent que ce soit Jérusalem Est.

Kerry a également proposé, selon le quotidien palestinien Al Quds, qu’Israël conserve 10 blocs d’implantations dans le cadre de tout échange territorial.

La vallée du Jourdain ne ferait pas partie d’un futur État palestinien, ont confié des sources au journal, et aucune force internationale n’y stationnerait. Kerry aurait également demandé à ce que les Palestiniens reconnaissent Israël comme foyer du peuple Juif.

[mappress mapid= »4438″]

Selon ces informations, qui n’ont pas été confirmé de manière officielle, Abbas aurait alors explosé de rage et qualifié les propositions du secrétaire d’État de « folie. »

Le président de l’AP aurait menacé de « renverser la table » et de revenir sur la flexibilité dont il a fait preuve pour faciliter les efforts de paix américains.

L’article suggère aussi que l’invitation d’Abbas à la Maison Blanche par Barack Obama était une façon pour les Américains de limiter les dégâts. La date de l’entrevue n’a pas encore été fixée.

La nature explosive de la réunion, telle que décrite par le quotidien palestinien, apparaît très éloignée de l’image projetée par Abbas aux médias à Paris, où il avait qualifié les efforts américains d’«extrêmement sérieux. »

De son côté, Kerry avait parlé d’une réunion « constructive. »

Mais un responsable palestinien, s’exprimant vendredi sous couvert d’anonymat, a déclaré que les propositions américaines ne pourraient servir de base à un accord-cadre, car « elles ne prennent pas en compte les droits légitimes du peuple palestinien. »