Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré jeudi que son échec pour assurer un accord de paix avec Israel entrainerait une escalade de la violence, a annoncé l’agence de presse palestinienne Maan.

S’adressant à la télévision palestinienne à l’approche du 10ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat, Abbas a déclaré qu’aucun accord « n’aggravera la situation dans les endroits déjà enflammés de la région » tandis qu’un accord « éteindra toutes les flammes ».

Abbas n’a pas tari d’éloges sur Arafat, l’ancien président de l’Autorité palestinienne, de l’OLP et dirigeant du Fatah, le qualifiant de « source d’optimisme », mais aussi de « pragmatique et amoureux de la paix », lit-on dans le rapport.

« Je me souviens une fois après 1967, ce qui était considéré comme l’effondrement de toute la nation arabe, je suis allé en Syrie et j’ai trouvé Arafat dans une voiture, vêtu en militaire. Lorsque je lui ai dit, Abu Ammar, la guerre est finie et nous avons perdu, il a dit : ‘Non, ce sont eux qui ont perdu, pas nous’. Ensuite, il a changé d’avis et est revenu en Palestine » s’est souvenu Abbas.

Le président de l’Autorité palestinienne a ajouté que les dirigeants palestiniens défendraient le « droit de retour » vers Israël pour les réfugiés palestiniens, et demanderaient à ce que Jérusalem soit la capitale d’un État palestinien.

Abbas a également réitéré sa promesse de soumettre une résolution pour la création d’un Etat palestinien au Conseil de sécurité des Nations unies, cherchant une date butoir pour le retrait israélien de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Il a accusé Israël de ralentir les négociations.

Il a salué la Suède pour se reconnaissance de la ‘Palestine’ du 30 octobre, et a également incité les nations européennes à la suivre.