Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a signé mercredi la demande d’adhésion palestinienne à la Cour pénale internationale (CPI), au lendemain du rejet d’une résolution palestinienne à l’ONU, lors d’une réunion retransmise en direct à la télévision officielle.

Outre cette demande qui permettrait de poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale, M. Abbas a signé 20 autres conventions internationales portant notamment sur les « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ».

Les conventions signées par M. Abbas portent notamment sur les « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », les armes à sous-munitions, la protection des personnes et d’autres domaines susceptibles d’être utilisés dans la future offensive judiciaire que les Palestiniens menacent d’entamer contre des responsables israéliens, notamment après les trois guerres qui ont ravagé la bande de Gaza ces six dernières années.

L’adhésion au tribunal de La Haye, une fois entérinée dans un délai d’environ deux mois, permettrait la saisie de la CPI pour enquêter dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

Israël et les Etats-Unis sont fermement opposés à une telle adhésion. Israël a averti mercredi qu’une telle adhésion se retournerait contre les Palestiniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé mercredi soir que les Palestiniens avaient « plus à craindre » qu’Israël de la Cour pénale internationale (CPI), à laquelle ils viennent de demander leur adhésion.

« Celle qui a le plus à craindre, c’est l’Autorité palestinienne qui a formé un gouvernement avec le Hamas, une organisation reconnue comme terroriste et qui, comme l’organisation Etat islamique, commet des crimes de guerre », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué publié par son bureau.

« Nous ferons ce qu’il faut pour défendre les soldats de Tsahal, l’armée la plus morale du monde », a ajouté le Premier ministre, alors que les Palestiniens entendent poursuivre devant le tribunal de La Haye des responsables israéliens pour « crimes de guerre », notamment lors des trois dernières opérations lancées par Israël sur la bande de Gaza depuis 2008.

« Cette tentative de diktat sera repoussée comme nous avons repoussé le projet de résolution palestinien au Conseil de sécurité », a assuré Netanyahu au lendemain de l’échec de la tentative palestinienne de faire adopter un texte fixant un délai de trois ans aux Israéliens pour évacuer la Cosjordanie.