Les équipes de négociateurs israéliens et palestiniens doivent se rencontrer jeudi sous l’égide de l’émissaire américain Martin Indyk, en route pour l’Etat hébreu.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré devant un groupe de députés de la Knesset en visite mercredi à Ramallah que, en cas d’accord obtenu pour prolonger les négociations, il souhaiterait que les trois prochains mois se concentrent sur la définition des frontières de l’Etat palestinien.

Et d’ajouter qu’Israël devra imposer un moratoire sur les constructions dans les implantations pendant cette période.

En cas d’impasse prolongée, Abbas a indiqué aux députés israéliens qu’il demanderait à l’Etat hébreu d’assumer la responsabilité dans les territoires de l’Autorité palestinienne, et de « prendre les clés ».

Selon la délégation israélienne, dirigée par le député travailliste Hilik Bar, Abbas aurait imposé la libération du quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens, comme condition pour l’extension des pourparlers de paix.

Les Arabes israéliens devront être inclus dans le groupe, comme convenu depuis le départ, aurait-il insisté.

Selon Abbas, des Arabes israéliens ont déjà été libérés par Israël par le passé en échange de prisonniers. Il rejette donc l’affirmation selon laquelle une telle décision serait sans précédent.

Et de balayer également d’un revers de main un rapport du Shin Bet, les services de renseignements israéliens, demandant que dix des prisonniers dont la libération est prévue, soient exilés de Cisjordanie vers la bande de Gaza ou à l’étranger.