Mahmoud Abbas a dit mardi espérer que la conférence proposée par la France pour relancer l’effort de paix avec les Israéliens permettra de créer « un mécanisme pour une solution politique », sur le modèle du récent accord sur le nucléaire iranien.

Evoquant « la conférence internationale » proposée par Laurent Fabius, l’ex-ministre français des Affaires étrangères, Abbas a affirmé lors d’une réunion de la direction palestinienne que « des contacts intenses et larges avec le secrétariat général de la Ligue arabe et de nombreux pays » étaient en cours pour réaliser ce projet de conférence.

La proposition française vise à relancer un effort aujourd’hui paralysé pour résoudre un conflit vieux de plusieurs décennies et pour créer un Etat palestinien coexistant avec un Israël en sécurité. Elle prévoit la formation d’un groupe de soutien international et une conférence internationale à l’horizon de l’été.

« Nous espérons qu’elle permettra de mettre en place un mécanisme pour une solution politique, sur le modèle de ce qui s’est passé entre les Européens et Américains et l’Iran, ou sur le dossier syrien ou d’autres », a poursuivi M. Abbas.

En cas d’échec, la France reconnaîtra l’Etat palestinien, a prévenu M. Fabius avant de quitter son poste.

Les Israéliens ont multiplié les déclarations de défiance. Ils disent être prêts à la reprise des négociations, mais de manière bilatérale. Annoncer qu’on va reconnaître la Palestine si l’initiative française échoue dispense les Palestiniens de faire la moindre concession, affirment-ils.

Abbas a en outre ajouté que les Palestiniens avaient toujours l’intention de faire adopter par l’ONU une résolution contre la colonisation israélienne des Territoires occupés, sans toutefois donner de calendrier.