Le gouvernement jordanien ne permettra pas au groupe terroriste palestinien du Hamas de rouvrir ses bureaux dans le Royaume hachémite, malgré l’accord de réconciliation récemment signé entre les factions palestiniennes rivales, a signalé jeudi un quotidien jordanien.

Dans l’espoir de mettre fin à une crise palestinienne qui dure depuis 10 ans, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a signé la semaine dernière au Caire un accord de réconciliation avec le Fatah, qui contrôle l’Autorité palestinienne (AP).

Le gouvernement jordanien, cependant, ne pense pas que l’accord soit une raison légitime pour permettre au Hamas de rouvrir ses bureaux dans le pays, fermés en 1999.

« Les bureaux du Hamas ne seront pas rouverts dans le royaume », a annoncé le quotidien Al-Ghad, citant une source décrite comme officielle.

« Le Hamas est un parti et un mouvement palestinien, et sa place et son travail sont en Palestine et sur les terres palestiniennes », a ajouté la source.

Khaled Meshaal, ancien dirigeant politique du Hamas, à Doha, au Qatar, en août 2014. (Crédit : capture d'écran Yahoo News)

Khaled Meshaal, ancien dirigeant politique du Hamas, à Doha, au Qatar, en août 2014. (Crédit : capture d’écran Yahoo News)

Elle a également indiqué qu’il existe une loi en Jordanie qui stipule que les partis non jordaniens ne sont pas autorisés à ouvrir des bureaux sur le territoire du royaume.

Les dirigeants politiques du Hamas, autrefois présent à Amman, ont été expulsés du royaume par le roi Abdallah II, dans le cadre des premières décisions prises après son accession au pouvoir en 1999. À de rares exceptions près, les dirigeants du Hamas n’ont pas été autorisés à entrer dans le pays.

La direction du Hamas à l’époque était accusée d’ingérence dans les affaires intérieures du royaume.

Plus de la moitié de la population jordanienne est d’origine palestinienne, même si le nombre exact reste inconnu.

L’article d’Al-Ghad précise que la question de savoir si le Hamas serait autorisé à revenir dans le royaume hachémite suite à l’accord de réconciliation a été fréquemment posée ces derniers temps.

Plus récemment, la direction du Hamas était basée au Qatar, mais a été expulsée du pays du Golfe en juin en raison de la pression de ses voisins de la région.

Pour la première fois depuis la fondation du groupe terroriste, les dirigeants les plus importants du Hamas vivent actuellement dans la bande de Gaza.

 Yahya Sinwar, à droite, nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza, et Ismail Haniyeh pendant l'enterrement de Mazen Foqaha, dans la bande de Gaza, le 25 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Yahya Sinwar, à droite, nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza, et Ismail Haniyeh pendant l’enterrement de Mazen Foqaha, dans la bande de Gaza, le 25 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)