Les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie auraient trouvé un accord portant sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie qui comprendrait l’expulsion des milices de l’Iran du plateau du Golan, sur la frontière avec Israël.

Selon les termes de cet accord qui aurait été conclu samedi, tous les combattants non-syriens – dont les soldats appartenant aux groupes mandataires de l’Iran qui se sont placés au service du régime du président syrien Bashar al-Assad – seront obligés de quitter les zones frontalières et, à l’avenir, la Syrie, ont fait savoir des articles parus dans les médias hébreux, reprenant les propos tenus par un responsable américain.

Selon des informations similaires qui ont été transmises par la Dixième chaîne et la radio israélienne, le responsable n’a pas spécifié à quelle distance d’Israël les milices devraient se tenir dans un premier temps et quand elles devront quitter la frontière. En plus des groupes soutenus par l’Iran, les mouvements affiliés à al-Qaida et au groupe de l’Etat islamique, qui, tous deux, comptent dans leurs rangs des militants étrangers, se battent en Syrie à proximité de la frontière avec l’Etat juif.

Il n’y a pas eu de réponse immédiate de l’Etat juif aux informations livrées concernant cet accord. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman ont tous les deux affirmé que le pays ne tolérera pas une présence iranienne le long du Golan et qu’il n’autorisera pas Téhéran à s’enraciner au niveau militaire en Syrie.

Le porte-parole du gouvernement jordanien Mohammad Momani a confirmé que des soldats non-syriens auraient le droit d’entrer dans la zone de « désescalade ». L’accord conclu samedi a été élaboré, selon lui, sur la base de celui d’un précédent cessez-le-feu obtenu au mois de juillet. Il a également précisé que cette convention était une « démarche essentielle » pour mettre définitivement fin aux combats en Syrie et il aidera à définir une solution politique à la guerre civile syrienne, selon le journal du pays al-Ghad.

Netanyahu avait âprement critiqué le précédent accord de cessez-le-feu négocié pendant l’été par les Etats-Unis et la Russie dans le sud de la Syrie, affirmant qu’il ne prenait pas suffisamment en considération les ambitions militaires de Téhéran dans la région.

Le président russe Vladimir poutine, à gauche, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant leur réunion à Sotchi, le 23 août 2017. (Crédit : Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP)

Et pourtant, dans la convention d’hier – et tandis que Téhéran et Moscou sont des soutiens militaires du régime d’Assad – la Russie aurait cherché à garantir à Israël que l’Iran et le Hezbollah ne pourront pas menacer l’Etat juif depuis la Syrie.

Même si Israël a tenté de ne pas s’impliquer dans la guerre civile syrienne, des douzaines de frappes aériennes menées sur des convois d’armement à destination du Hezbollah ainsi que sur les combattants liés à l’Iran ont été attribuées à ses forces aériennes.

De plus, ce week-end, les forces israéliennes ont abattu un drone syrien sur le plateau du Golan, près de la frontière avec la Syrie.

Des responsables israéliens de la sécurité ont indiqué que les opérateurs du drone ont délibérément essayé de faire franchir la frontière israélienne à l’engin, mais que ce dernier a été abattu avant d’être en mesure de le faire.

Samedi tôt dans la matinée et suite à l’incident, Liberman, le ministre de la Défense, a dit qu’Israël répondrait avec détermination à toute violation de sa souveraineté.

« Le régime syrien est responsable de toute attaque et de toute violation de notre souveraineté et nous ne permettrons pas à l’axe chiite de s’établir en Syrie comme une base d’action », a dit Liberman.

Il a également appelé le régime syrien à maîtriser tous les éléments qui opèrent depuis son territoire.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.