Israël et les Etats-Unis se seraient coordonnés et d’ores et déjà mis d’accord sur les détails d’un futur accord pour un cessez-le-feu de long terme avec le Hamas, et sur la levée progressive du blocus de la bande de Gaza, selon un article de Ynet ce mardi matin.

Le même site d’information poursuit – en citant des sources diplomatiques – que le secrétaire d’Etat américain John Kerry est attendu la semaine prochaine en Israël pour soutenir le gouvernement israélien dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les sources ont déclaré à Ynet que l’accord entre Israël et les Etats-Unis sur les termes d’un accord avec le Hamas a été conclu en secret et portaient sur l’ouverture des points de passage terrestres avec la bande de Gaza, suivie par un accès à la mer, l’autorisation du paiement des salaires des hommes du Hamas dans la bande de Gaza et la facilitation de la reconstruction de Gaza avec l’aide internationale.

Les États-Unis, selon le rapport, allaient appuyer la demande d’Israël pour empêcher le réarmement du Hamas et d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza, et aider l’Etat juif à promouvoir cet objectif dans la sphère internationale. Israël aurait renoncé à sa demande de désarmer les groupes terroristes dans la bande de Gaza. .

Lors de la visite de Kerry, le Premier ministre et le secrétaire d’Etat devraient mettre l’accent sur la relation solide et étroite entre Israël et les Etats-Unis et déclarer que tous les désaccords récents portaient seulement sur ​​des questions spécifiques.

Les États-Unis et Israël ont été publiquement en désaccord depuis le début de l’opération de « Bordure protectrice », plus récemment, suite à un article du Wall Street Journal selon lequel les Etats-Unis avaient suspendu une cargaison de missiles Hellfire à Israël au milieu de l’escalade des combats dans la bande de Gaza.

Le mois dernier, les responsables et les médias israéliens avaient publiquement critiqué Kerry pour avoir favorisé une offre de cessez-le-feu qui a été perçue comme étant favorable au Hamas, une attaque qui avait irrité l’administration américaine et l’avait incitée à réprimander Israël, par la voix du porte-parole du département d’Etat, disant que les alliés ne se comportent pas de cette façon.

Selon l’agence palestinienne d’information Ma’an, lundi, quelques heures avant la fin de la trêve temporaire entre le Hamas et Israël, les responsables palestiniens ont déclaré que les équipes israéliennes et palestiniennes avaient signé le cadre d’un accord de cessez-le feu qui détaillait les problèmes sur lesquels les deux parties s’étaient mises d’accord, et sur les questions qui seront abordées ultérieurement dans un deuxième cycle de négociations. Israël a démenti cette information.

Le projet de cessez-le feu exigerait l’élimination complète du blocus sur la bande de Gaza, rapporte Ynet, citant des sources palestiniennes.

Selon les grandes lignes non confirmées, Israël serait d’accord pour ouvrir l’ensemble de ses points de passage vers la bande de Gaza et l’Egypte ouvrira le passage de Rafah. La zone de pêche serait élargie, et Israël libérerait les prisonniers palestiniens récemment arrêtés en Cisjordanie.

Les discussions sur le port et l’aéroport seront repoussées au deuxième round de négociations.

La chaîne d’information du Qatar Al-Jazeera a fait part de premiers détails non confirmés de l’accord à long terme :
1. Les passages d’Erez et de Kerem Shalom seront ouverts en permanence, et des matériaux de construction autorisés à entrer sous supervision internationale.

2. La zone autorisée pour la pêche dans les eaux de Gaza sera élargie de 6 à 9 miles nautiques, puis à 12 miles (selon les exigences du Hamas) dans les 6 mois.

3. La crise électrique de Gaza sera résolue d’ici un an.

4. Un accord de principe a été conclu pour construire un port maritime à Gaza, une question qui doit être discutée dans un mois.

5. La libération des prisonniers palestiniens sera discutée un mois après la signature de l’accord.

Plus tôt dans la journée, moins de 24 heures avant la fin de la trêve de cinq jours entre Israël et le Hamas, les membres de l’équipe de négociation palestinienne ont affirmé au quotidien Al-Hayat basé à Londres que deux options étaient sur la table : soit à base d’un accord détaillé sur la proposition égyptienne de cessez-de feu ; soit une formule « calme en échange de calme ».

Dans les deux cas, les responsables du Hamas ont informé les médiateurs égyptiens qu’ils ne reprendraient pas la guerre.
Cependant, les déclarations publiques des dirigeants du Hamas ont prouvé que l’optimisme est peut-être prématuré et Israël pourrait caler face à une reprise eventuelle des hostilités

Une source au commandement de la region Sud de l’armée israélienne a déclaré lundi après-midi qu’ils prévoyaient que le Hamas allait essayer de lancer une attaque surprise et porter un coup significatif à Israël – soit par le biais d’une infiltration à travers un tunnel transfrontalier qui n’a pas été détecté par Israël ; soit par de petits avions qui peuvent transporter des explosifs ; ou bien encore en tirant un missile anti-tank sur des patrouilles de Tsahal à la frontière de Gaza.

Il y a également eu des spéculations selon lesquelles le Hamas pourrait permettre à des petits groupes radicaux de reprendre les tirs de roquettes, s’il ne le fait pas lui-même.

Netanyahu a averti lundi matin qu’Israël était prêt à réagir avec force si le Hamas reprenait les tirs de roquettes.

« Nous nous préparons à tout développement – l’équipe israélienne [de négociations] a été chargée d’insister fermement sur ​​nos besoins de sécurité , et l’armée israélienne se prépare à une réponse très énergique si le feu reprenait, » a-t-il déclaré.