Après un bref répit en 2013, Israël a glissé vers le bas dans les chiffres du rapport 2014 sur l’inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, baissant de 12 places pour arriver en 65ème position.

Malgré le glissement, Israël est reste en tête pour Moyen-Orient, le Koweït etant le pays le plus proche dans la région, avec un classement général de 113. Israël a également augmenté en atteignant la 49ème place (sur 136 pays) contre 57 l’année dernière pour « l’émancipation politique » et a sauté de 82 à 49 pour « le niveau de scolarité. »

Cependant selon l’enquête de 2014, le pays a chuté de 34 points pour occuper la 90ème place dans « la participation économique et les possibilités », un des principaux indicateurs de l’écart global entre les sexes, et arrive avant-dernier (130) en ce qui concerne « l’égalité des salaires pour un travail similaire».

Pour tenter d’expliquer la disparité entre les classements des «années de scolarité» et «les opportunités dans la participation économique », le rapport suggère que dans la plupart des économies developpées du Moyen-Orient, y compris Israël, tandis que les femmes peuvent être généralement plus instruites que les hommes, elles ne sont pas intégrées de manière adéquate dans l’économie afin de récolter les fruits de cet investissement.

Depuis que le Forum économique mondial a officiellement commencé à suivre l’inégalité des sexes dans le monde entier en 2006, Israël a chuté de 30 points, avec un glissement constant sauf trois années.

Les pays nordiques sont en tête pour la promotion de l’égalité des sexes. Depuis de nombreuses années, l’Islande, la Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark occupant les cinq premières places.

Les Etats-Unis ont grimpé de trois positions en atteignant la 20ème place, grâce à un rétrécissement dans l’écart de salaire et plus de femmes occupant des postes politiques.

Klaus Schwab, le fondateur et président exécutif du FEM, a déclaré dans un communiqué que « l’égalité des sexes est évidemment nécessaire pour des raisons économiques. Seules les économies qui ont un accès complet à tous leurs talents resteront compétitives et prospéreront ».

Le Yémen, le Pakistan et le Tchad figurent en bas de l’echelle, qui classent les pays sur la base de statistiques gouvernementales dans quatre catégories : la santé et la survie, l’accès à l’éducation, les opportunités économiques et la participation politique.