Un groupe qui a participé au récent rassemblement de suprématistes blancs à Charlottesville, en Virginie, vient de lancer une campagne de recrutement d’un an sur les campus universitaires, selon l’Anti-Defamation League (ADL).

Identity Evropa, un groupe fondé l’année dernière et qui cherche à promouvoir « la culture blanche américaine », s’est engagé dans une campagne appelée « Projet de siège », qui implique le collage de prospectus et d’affiches faisant la promotion de ses objectifs sur les campus.

L’ADL, qui a constaté une hausse lors de la dernière année scolaire des activités menées par les suprématistes blancs sur les campus, a signalé 12 campus où le groupe fait de la publicité depuis le début de cette année universitaire.

Identity Evropa a lancé les slogans « Vous ne vous remplacerez pas » lors du rassemblement de Charlottesville le mois dernier, que certains manifestants présents ont assemblé au slogan « Les Juifs ne nous remplaceront pas ». La peur du « remplacement » par les immigrants est une thématique majeure des mouvements nativistes européens. Identity Evropa soutient une politique de « ré-émigration » des immigrants présents aux Etats-Unis, et ne permet pas aux Juifs d’adhérer au mouvement.

Des manifestants nationalistes blancs à Charlottesville, en Virginie, rencontrent des contre-manifestants, le 12 août 2017. Le drapeau à droite est celui d'Identity Evropa. (Capture d'écran)

Des manifestants nationalistes blancs à Charlottesville, en Virginie, rencontrent des contre-manifestants, le 12 août 2017. Le drapeau à droite est celui d’Identity Evropa. (Capture d’écran)

Au mois d’août, ses membres ont perturbé un forum pro-immigration au Miami-Dade College. Durant l’année scolaire 2016-2017, l’ADL a signalé 65 incidents où des documents d’Identity Evropa avaient été apportés sur des campus américains.

« Identity Evropa cible activement les campus et leurs actions sont extrêmement perturbatrices et troublantes pour les étudiants », a déclaré Jonathan Greenblatt, le directeur national de l’ADL.

« Leur message est explicitement raciste et antisémite. Ils savent qu’ils vont susciter une réaction lorsqu’ils se montrent sur les campus. Heureusement, leur message est presque universellement rejeté par les étudiants et les professeurs », a-t-il ajouté.