Un premier point de vente Ehad de 1 000 mètres carrées ouvrira à Raanana cette semaine et un second magasin devrait ouvrir en mars à Netanya. La direction se fixe comme objectif l’ouverture d’un nouveau point de vente chaque trimestre.

Le concept est simple : des produits commercialisés 10 à 20 % moins chers que chez les autres supermarchés discounts d’Israël. En contrepartie, pas de noms et donc pas de marques pour les produits en question.

Iri Shahar, chef d’entreprise à l’origine du projet, veut s’inspirer des marques allemandes de discount telles que Aldi et Lidl qui commercialisent des produits peu connus et directement dans leurs cartons d’emballage.

Shahar inscrit sa démarche comme une suite logique aux protestations contre la vie chère qu’a connues le pays.

« Le consommateur israélien qui a protesté il y a trois ans est intelligent. Toute personne qui compare les prix et qui a du mal avec les fins de mois viendra chez nous, confie-t-il à Haaretz.

Avec seulement 1 000 articles en rayon, Ehad Shahar compte également sur la rapidité de la chaîne d’achats pour attirer le consommateur. « L’attente en caisse sera réduite, les caissières ne perdront pas de temps à peser des produits ou à s’embêter avec les différentes promotions, car il n’y en aura pas. »

Rami Levy, fondateur de la chaîne de supermarché éponyme, a minimisé l’importance de l’entrée sur le marché de Ehad, estimant que l’acheteur israélien n’est pas prêt à renoncer à ses marques préférées aux seules fins d’économiser de l’argent.

En plus d’une promesse sur des prix bas, Shahar compte offrir à ses employés de meilleurs salaires par rapport aux normes du secteur.

Les caissiers devraient ainsi gagner 25 % de plus que le salaire minimum et les responsables de rayons 40 % de plus. « Ils méritent un salaire décent et nous voulons qu’ils restent avec nous plus longtemps », a déclaré Iri Shahar.