Le ministre de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a approuvé jeudi des mesures pour assouplir les règles en matière de port d’armes. Il estime que cette mesure permettra à la population israélienne de se sentir davantage en sécurité après la vague d’attaque terroriste qui a déferlé sur le pays.

Ces règles temporaires permettront aux employés des compagnies de sécurité de ramener leurs armes à leur domicile à la fin de leur journée de travail. Cette dérogation, en vigueur pour 90 jours, lève une interdiction mise en place l’année dernière après que le nombre d’homicides commis par les gardiens de sécurité avec leur arme de service ait augmenté.

De plus, le nombre de communautés éligibles pour obtenir une arme sera étendu. Les vétérans des unités d’élite de l’armée israélienne, les réservistes, les anciens policiers, les anciens membres du Shin Bet, le personnel de sécurité des aéroports pourront aussi obtenir un permis de port d’arme.

« Cette décision a été prise car il est nécessaire d’améliorer le sentiment de sécurité parmi la population après les récentes attaques terroristes », explique Aharonovitch. Il souligne que les permis de port d’arme seront délivrés judicieusement et seront soumis au standard habituel d’homologation.

Israël a des règles extrêmement strictes en matière de port d’armes et en règle générale seul un citoyen qui est en mesure de prouver la nécessité de posséder une arme peut demander un permis. Les résidents des implantations en Cisjordanie peuvent en général demander un permis de port d’armes pour se défendre.

Arahonovich a pris sa décision suite aux recommandations émises par une équipe composée de fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique, de la police et des conseillers juridiques.

Le ministre a rencontré cette équipe mardi après les événements tragiques de la synagogue, la dernière attaque dans une longue série d’attentats perpétrés contre les Israéliens.