La chaîne d’information qatarie a annoncé lundi qu’elle révélerait une série de télégrammes dans les prochains jours qui comprendrait la « véritable évaluation » du service d’espionnage israélien du Mossad quant aux ambitions nucléaires de l’Iran.

Les documents, qui sont des analyses et des comptes-rendus de l’Agence de sécurité sud-africaine entre 2006 et 2014, incluent des échanges avec la CIA, le MI6, le Mossad, le FSB, l’Agence des espions iranienne et d’autres Etats du Moyen-Orient.

Les documents vont d’informations confidentielles à des renseignements classés top-secrets, selon al-Jazeera.

Certains de ces dossiers seront publiés par al-Jazeera en collaboration avec le journal britannique The Guardian.

Ils « offrent un aperçu sur les relations opérationnelles dans le royaume sombre et hautement politisé de l’espionnage mondial », explique al-Jazeera sur son site web.

La chaîne d’informations indique que seule une partie des documents serait publiée, et « gardera [le reste] dans le cadre de futures publications – pour ceux qui ont besoin d’être contextualisés », et « des centaines ne seront pas révélés ».

Parmi les documents publiés, la chaîne d’informations a indiqué qu’elle publierait les échanges entre le Mossad et leurs collègues sud-africains qui révèlent la « véritable évaluation [du Mossad] au sujet du programme nucléaire iranien ».

Ces dossiers prouveraient que, contrairement aux déclarations d’hommes politiques israéliens qui affirment que l’Iran pourra développer la bombe atomique d’ici un an, le Mossad ne croit pas que Téhéran travaille à l’obtention de l’arme nucléaire.

Al-Jazeera n’a pas donné plus de précision sur les documents au sujet du Mossad, notamment sur leur date. Le site a, plus tard, retiré la mention sur l’évaluation du Mossad.

Le rapport du Mossad semblerait concorder avec un article du New York Times de 2012, citant un ancien responsable des renseignements américains qui affirmait que les renseignements israéliens partageaient l’évaluation américaine selon laquelle le programme sur les armes nucléaires iraniens « n’avait pas repris ».

« Leurs agents posent des questions vraiment difficiles, mais le Mossad n’est pas en désaccord avec les Etats-Unis sur la question du programme pour les armes [nucléaires] », avait déclaré le fonctionnaire qui avait accepté de témoigner sous couvert d’anonymat en mars 2012.

« Il n’y a pas beaucoup de conflits entre les renseignements américain et israélien à ce sujet ».