A peine libéré de sa prison à Cuba, Alan Gross a remercié sa femme, son avocat, la communauté juive, le président Obama et toutes les autres personnes qui ont contribué à sa libération.

S’exprimant à une conférence de presse mercredi à Washington, Gross a commencé sa déclaration avec une salutation de Hanoucca et un remerciement au président américain.

« Hag sameah, a-t-il déclaré. Quelle bénédiction d’être un citoyen des Etats-Unis d’Amérique. Merci monsieur le Président Obama de tout ce que vous avez fait aujourd’hui. »

Il a attribué le mérite de sa libération de prison à sa femme de 44 ans, Judy Gross, et à son avocat Scott Gilbert. Il a également remercié la communauté juive.

« A la communauté juive de Washington, Ron Halber en particulier et son équipe au Conseil Juif des Relations de la Communauté, tous les directeur exécutifs, le personnel et les volontaires qui participent au Conseil, aux fédérations, aux synagogues et aux écoles ainsi qu’aux autres organisations juives, chrétiennes et musulmanes dans tout le pays, Dieu vous bénisse et merci », a déclaré Gross.

« C’était fondamental pour ma survie de savoir que je n’étais pas oublié. Vos prières et vos actions ont été un réconfort et un soutien ».

Dans un accord dont les officiels américains ont dit qu’il était techniquement séparé de la libération de Gross, les Etats-Unis et Cuba sont tombés d’accord pour échanger les trois membres encore incarcérés des « Cinq Cubains », un réseau d’espionnage basé en Floride, pour un espion américain détenu à Cuba depuis 20 ans et dont l’identité reste secrète.

Les Etats-Unis et Cuba ont aussi décidé de rétablir des relations diplomatiques complètes qui ont été rompues en 1961.

Gross, un Juif américain qui a été détenu à Cuba pendant 5 ans sur une peine de 15 ans pour des crimes contre l’État, était à l’origine parti sur l’île pour travailler au nom du gouvernement américain et aider à connecter les Juifs cubains avec le monde extérieur.

Il souffrait de problèmes de santé depuis son emprisonnement. Dans sa déclaration, il a fait référence à une perte de poids importante et de certaines dents.

« Au final, la décision d’organiser et d’assurer ma libération a été prise au Bureau Ovale. Je remercie le Président Obama et toute son administration, a déclaré Gross. Une leçon importante que j’ai apprise de cette expérience est que la liberté n’est pas gratuite ».

Gross a exprimé son attachement pour le peuple cubain, déclarant qu’ils n’étaient pas responsables de son épreuve et qu’il a de la peine de « les voir traiter si injustement en conséquence des politiques mutuellement belliqueuses de leurs deux gouvernements ».

Il a salué l’annonce d’Obama que La Havane et Washington renoueraient leurs relations diplomatiques.