Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a condamné mercredi dans un communiqué l’attentat au siège parisien du journal satirique français Charlie Hebdo, affirmant que leurs auteurs « ont trahi l’islam ».

« Ceux qui ont commis cet attentat ont trahi l’islam, déshonoré le prophète Mohamed et tourné le dos à Dieu. Tout le contraire de ce qu’ils prétendent défendre », estime Ali Bongo, parlant « d’acte odieux que rien ne peut justifier ».

Ali Bongo, né Alain-Bernard Bongo, est le président musulman d’un pays majoritairement chrétien et animiste.

Son père Omar Bongo, né Albert-Bernard Bongo, s’était converti à l’islam en 1973 et le Gabon avait rejoint l’Organisation de la conférence islamique en 1974.

L’attaque à Paris a fait 12 morts dont les dessinateurs célèbres Wolinski, Cabu, Tignous et Charb, et onze blessés.

Selon le procureur de Paris François Molins, les auteurs criaient « Allah akbar » et « affirmaient vouloir venger le prophète ».