Les enquêteurs de police qui mènent les enquêtes pour corruption sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été harcelés, a annoncé mardi le chef de la police israélienne, Roni Alsheich.

« Les policiers impliqués dans les enquêtes sont harcelés », a déclaré Alsheich pendant la convention sur l’innovation « Muni-Expo » de Tel Aviv.

« Je ne sais pas qui est responsable, mais vous pouvez interpréter cela comme vous voulez. »

Peu avant la déclaration d’Alsheich, des médias avaient annoncé lundi que des rumeurs malveillantes étaient propagées sur les policiers liés aux enquêtes sur Netanyahu.

Le Premier ministre fait l’objet d’au moins deux enquêtes. Dans la première, il est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux inappropriés d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de shekels de la part de riches hommes d’affaires.

La deuxième étudie des négociations de contrepartie entre Netanyahu et Arnon « Noni » Moses, le propriétaire du journal le plus vendu d’Israël.

Mardi, des sources proches du Premier ministre ont rejeté le sous-entendu d’Alsheich sur l’intimidation des enquêteurs par des alliés de Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion des députés du Likud, à la Knesset, le 2 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion des députés du Likud, à la Knesset, le 2 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Le Premier ministre Netanyahu coopère pleinement avec les autorités sur les enquêtes et condamne toute tentative d’exercer une pression extérieure sur les enquêteurs ou les policiers par toutes les parties », ont déclaré ces sources selon la Dixième chaîne.

Alsheich avait indiqué dimanche que les deux enquêtes étaient proches d’être conclues, et la Deuxième et la Dixième chaînes ont annoncé que la police recommanderait une mise en examen pour abus de confiance en raison des cadeaux acceptés par Netanyahu.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.