Guy Sharett n’est pas du genre à utiliser les bonnes vieiilles méthodes d’apprentissage des langues comme l’Oulpan ou la méthode Assimil.

Cet Israélien, expert en thaï et en indonésien chez Google Search, a développé un véritable savoir-faire grâce à son utilisation des réseaux sociaux, rapporte le site Rue89.

« Facebook offre un panorama intéressant des multiples couches de l’identité israélienne. Et c’est un sacré laboratoire d’expériences linguistiques. », explique-t-il.

« La grammaire ne suffit pas pour progresser. Face’oosh, Inst’oosh, Twit’oosh… C’est le meilleur moyen de connecter la langue à la vie. D’ailleurs, voici votre première leçon : ‘Oosh’, c’est un diminutif mignon que les jeunes collent à la fin des mots. », ajoute-t-il.

Lors des manifestations contre la vie chère en Israël, les affiches des manifestants ont donné à Guy l’idée d’une pédagogie linguistique en interaction avec l’environnement israélien.

« Il y a le pays qu’on voit sur les cartes postales, et il y a la réalité de ceux qui y vivent. Je voulais aider les non-hébréophones – expats, immigrés et touristes – à déchiffrer les slogans des manifestants. »

Il créé alors le StreetWise Hebrew (l’hébreu dégourdi), un nouveau concept d’apprentissage linguistique qui se décline en plusieurs cours.

Les choix qui s’offrent aux participants sont multiples, comme par exemple, visiter le vieux cimetière de Tel Aviv, « parce que les pierres tombales sont un très bon moyen d’étudier le passif, et de faire un peu d’histoire » ou se perdre dans les dédalles du quartier des artistes Florentin à qui Guy empruntera les graffitis « pour éclairer la culture locale contemporaine. »

« Ici, les gens n’ont pas encore compris que le street art avait de la valeur. Ailleurs, cette porte aurait été démontée depuis longtemps. Heureusement, nous avons vingt ans de retard sur l’Europe. »

Guy, c’est sûrement quelques années qu’il a d’avance sur son temps.