Le gouvernement libyen a ratifié jeudi un accord d’extradition de prisonniers avec Amman, trois semaines après l’enlèvement de l’ambassadeur de Jordanie en Libye, dont les ravisseurs réclament la libération d’un djihadiste libyen détenu en Jordanie.

Lors d’un Conseil des ministres, le gouvernement a donné son « accord pour ratifier un mémorandum d’entente » entre les ministères de Justice libyen et jordanien, « pour l’extradition de (prisonniers) condamnés à des peines privatives de liberté », selon le site officiel du gouvernement.

Le gouvernement n’a pas donné plus de détails sur l’accord qui aurait un lien avec l’enlèvement le 14 avril de l’ambassadeur de Jordanie à Tripoli, Fawaz Aitan

Son enlèvement n’a pas été revendiqué, mais des sources libyennes affirment que les ravisseurs réclament la libération d’un jihadiste libyen détenu en Jordanie depuis plus de sept ans, Mohamed Saïd Al-Doursi, alias Mohamed Al-Noss, pour son implication présumée dans la planification d’un attentat à l’aéroport d’Amman.

Le gouvernement libyen avait indiqué avoir établi des contacts indirects avec les ravisseurs, sans donner plus de détails.

Un employé et un diplomate de l’ambassade de Tunisie en Libye avaient été également enlevés à Tripoli le 21 mars et le 17 avril.

Selon Tunis, leurs ravisseurs exigent la libération de deux Libyens détenus pour « terrorisme » en Tunisie.